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Apostasie en islam
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hina
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MessagePosté le: Lun 23 Aoû - 19:11 (2010)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

yacoub a écrit:
En Occident, si un homme se convertit à l'islam c'est pour épouser une mahométane car celle ci peut être égorgée si elle épouse un non-musulman.Un général Français a eu sa femme égorgée à cause de ces préjugés.



Certains disent qu'on ne s'appuie sur rien pour exiger cela.

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MessagePosté le: Lun 23 Aoû - 19:11 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 24 Aoû - 12:28 (2010)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

yacoub a écrit:
En Occident, si un homme se convertit à l'islam c'est pour épouser une mahométane car celle ci peut être égorgée si elle épouse un non-musulman.Un général Français a eu sa femme égorgée à cause de ces préjugés.



Certains disent qu'on ne s'appuie sur rien pour exiger cela.C'est faux des versets coraniques le disent clairement et aucun pays musulman même ceux qui se veulent
laïques comme la Tunisie empêche le mariage d'une musulmane avec un non-musulman
Pire j'ai vu des couples se défaire parce que le mari musulman a apostasié la "meilleure des religions".
Voici un lien qui donne les justifications de ce déni de droit.

http://www.bladi.net/forum/63422-musulmane-religieusement-epouser-musulman/

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MessagePosté le: Mer 19 Fév - 10:40 (2014)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Les versets de Médine abrogent les versets de la Mecque plus tolérants mais tous restent dans le coran.

Un penseur Soudanais,Mohamed Mahmoud Taha, a écrit un livre où il préconisait de ne tenir compte que des sourates de la Mecque
et de ne considérer les sourates de Médine que pour leur intérêt historique.

Il a été jugé comme apostat et pendu par le dictateur Numeyri sans qu'aucun pays du monde ne proteste excepté le Zinbabwé.

A l'époque, la France était dirigée par Mitterrand.


http://www.blog.sami-aldeeb.com/tag/mahmud-muhammad-taha/
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MessagePosté le: Dim 8 Juin - 14:52 (2014)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Smile
l'islam est une religion d'amour de tolérance et de paix et tous ceux qui disent le contraire
méritent d'avoir leur cou coupé

"Le Soudan dément la libération prochaine d'une chrétienne condamnée à mort"
 
Les autorités soudanaises ont apporté, ce dimanche en fin de journée, un démenti total à ces affirmations.

Selon Khartoum, ces déclarations ont été sorties de leur contexte.

Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort le 15 mai par une cour criminelle
en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions, provoquant un tollé international."

http://www.fait-religieux.com/en-bref-1/2014/06/01/le-soudan-dement-la-libe…
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MessagePosté le: Mar 1 Mar - 10:59 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Dans son remarquable livre «Il était une foi, l’islam…*» Majid Oukacha, ex-musulman, démonte avec une force tranquille le Coran, livre qu’il a lu à maintes reprises. Interview
Oukacha montre au fil de quelque 450 pages ponctuées de nombreux versets et hadîts (actes et paroles de Mahomet), que l’islam est irrationnel, souvent inepte ou inapplicable, et sa morale bien étrange. Il relève les contradictions, absurdités, superstitions et considérations parfois grotesques de ce dieu et de son prophète. Pas d’imprécations ici, mais de la réflexion, une inclination pour la maïeutique qui s’exprime par de nombreuses questions au lecteur, et des reproductions de débats qu’il a tenus, où sont avancées des critiques fréquentes et les réponses de ceux qui ne doutent pas.
Citation:
Fidèle à sa tradition de censure, la presse française classique n’en a pas dit un mot

Quelque 50’000 visiteurs ont visionné la présentation de son livre sur YouTube et des dizaines de milliers ses vidéos. Il est très actif dans les réseaux sociaux. Fidèle à sa tradition de censure, la presse française classique n’en a pas dit un mot.
Pour ma part, j’ai réalisé un petit test: signaler à toute la presse romande l’existence de ce livre avec coordonnées d’Oukacha.
Résultat attendu: 0 intérêt.
Interview de l’auteur…
À propos des femmes, vous citez des versets implacables, et des paroles incroyablement méprisantes de Mahomet.(1) Ne pourrait-on pas vous accuser de choisir les pires et jamais les meilleurs ?
Citation:
Tant dans le Coran que dans les hadîts Sahih -authentiques-, Muhammad et Allah ne m’apparaissent exprimer que le pire, surtout lorsqu’il s’agit de parler des femmes ou de LA femme

La religion islamique définie et défendue par le Coran contient essentiellement un code juridique, fait de commandements et d’interdits, des récits factuels relatant le passé d’une bonne vingtaine de prophètes autres que Muhammad, ainsi que les actions révolues ou à venir du Dieu Allah. Mon constat est sans équivoque: de tout cela, je n’ai tiré que des dogmes et des raisons d’agir incapables de satisfaire mes propres exigences rationnelles. À mes yeux, il n’y a absolument rien de «meilleur» dans le Coran. Lorsqu’il s’agit de vanter sa valeur morale, les seuls passages de ce livre que citent des musulmans occidentalisés sont en général une ultra-minorité de versets, parmi 6236, qui ne sont même pas juridiques et qui, de surcroît, ne contredisent absolument pas le caractère esclavagiste, misogyne et intolérant envers la liberté de pensée inhérent aux pires lois coraniques. Tant dans le Coran que dans les hadîts Sahih -authentiques-, Muhammad et Allah ne m’apparaissent exprimer que le pire, surtout lorsqu’il s’agit de parler des femmes ou de LA femme.
J’ai reçu la brochure d’un mouvement de jeunes humanitaires, Wamy UK, qui récoltait des fonds à Neuchâtel. Elle affirme que «le Coran est exempt d’inexactitudes scientifiques». Qu’en est-il ?
Les erreurs scientifiques démontrant la caducité des textes sacrés islamiques occupent une partie non-négligeable de mon livre et je peux vous dire qu’il y en a suffisamment pour ôter tout bénéfice du doute vis-à-vis des errements théoriques enseignés par Muhammad durant son prophétat.
Citation:
Dans le Coran, on nous parle d’une terre ayant la forme d’un tapis, du sperme masculin s’auto-transformant en embryon dans le corps de la femme, loin de l’ovule qui demeure ignoré

Dans le Coran, on nous parle d’une terre ayant la forme d’un tapis, de cieux situés AU-DESSUS de cette terre ayant la forme d’une sphère patatoïde qui «lévite» dans l’univers et non AUTOUR, du sperme masculin s’auto-transformant en embryon dans le corps de la femme, loin de l’ovule qui demeure ignoré, du squelette précédent la chair dans le développement embryonnaire, alors que dans la réalité c’est l’ordre inverse qui se produit, des animaux et des arbres qui se prosternent afin d’honorer Allah, etc. Des absurdités scientifiques dans le Coran, quand on ne s’interdit pas d’en trouver, on en trouve.
Dans la Tribune de Genève, Hafid Ouardiri dit ceci à propos de la violence du Coran: « … il serait faux et contraire à l’enseignement de l’islam, message essentiellement d’amour et de miséricorde, que d’interpréter sur les 6300 versets qu’il contient comme les 5 qui contiennent un appel à tuer hors de leur contexte historique révolu. » Que lui répondez-vous ?

Dans le Coran, lorsqu’il est écrit qu’il ne faut pas manger de porc ou qu’il n’y a qu’un seul Dieu (et pas deux, ou trois, ou aucun), je n’entends jamais de musulmans invoquer le moindre contexte. Interdire arbitrairement la consommation d’un animal plus que d’autres ou décréter arbitrairement un nombre de Dieux intangible, ce sont en effet là des actions qui ne contredisent en rien l’esprit des lois libertaires du monde occidental.
Citation:
Le Coran dit que le musulman doit frapper l’épouse dont il craint la désobéissance


Par contre, quand le Coran dit que le musulman doit frapper l’épouse dont il craint la désobéissance ou qu’il doit combattre ceux qui ne croient pas en la mission du prophète Muhammad, alors là, comme par hasard, il y aurait tout à coup un contexte qui rendrait ces commandements inapplicables. Non seulement je démonte de façon claire et précise ce genre de procédés argumentatifs, dans chacun des différents chapitres de mon livre, mais en plus, je prends soin de démontrer que les raisons justifiant ces commandements jettent l’opprobre sur les prétendues motivations droit-de-l’Hommisto-compatibles de l’auteur du Coran (officiellement le Dieu Allah).
Citation:
Les musulmans ayant besoin de formules magiques telles que «contexte» afin de justifier les lois qui leur font honte sont des menteurs, des hypocrites


Au verset 30 de la sourate 70, Allah n’émet-il donc pas pour jugement de valeur que ceux qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent ne seraient en rien blâmables ? Ce verset n’est contredit par aucun autre verset, car le Coran n’a jamais interdit de façon définitive et absolue l’esclavage, et il n’a même jamais formulé un début de jugement de valeur négatif à l’encontre de cette pratique. Les musulmans ayant besoin de formules magiques telles que «contexte» ou «interprétation» afin de justifier les lois coraniques qui leur font le plus honte sont selon moi soit des menteurs, soit des hypocrites (qui se mentent à eux-mêmes).
Allah parle des « djinns ». Qui sont-ils ?
Les djinns sont des créatures mythologiques que j’aurais pu ajouter à ma liste d’exemples de faits scientifiques caduques décrits dans le Coran.
Ces créatures invisibles, qui ont été créées par Allah pour l’adorer, au même titre que les Hommes, si l’on en croit le Coran : personne ne peut les voir, ni les entendre, ni les toucher ! Pour les musulmans, la seule preuve de l’existence de ces créatures réside dans le fait que l’auteur du Coran en parle. En réalité, Allah ne pouvait pas dire autre chose que ce qu’un bédouin du sous-Moyen-Age de la Péninsule Arabique du 7ème siècle pouvait dire. C’est sans doute pour cela qu’il ne pouvait parler ni des dinosaures, ni des continents américain, arctique et antarctique, ni même de la foi athée ou de la non-foi agnostique, tant ces propriétés semblent éloignées des préoccupations existentielles de l’auteur (ou des auteurs) originel(s) du Coran… N’importe qui selon moi, mais certainement pas un Dieu omnipotent et omniscient.
Le(s) véritable(s) auteur(s) du Coran croyai(en)t en cette superstition ridicule que sont les djinns et il(s) cite(nt) par conséquent cette légende dans le Coran. Si les musulmans devaient admettre avec lucidité que les djinns ne sont qu’une croyance superstitieuse, cela reviendrait pour eux à devoir admettre qu’Allah n’existe pas.
L’esclavage est un sujet souvent évoqué, directement ou non, comment est-il considéré ?
Citation:
Des textes du Coran autorisent et reconnaissent le droit d’avoir des esclaves et de coucher avec

Des textes du Coran autorisent et reconnaissent le droit d’avoir des esclaves et de coucher avec. Si Allah avait voulu faire interdire l’esclavage via son Coran, que ce soit de façon progressive ou non, il a manifestement raté son objectif. En effet, dans les pays arabo-musulmans, ce ne sont pas les musulmans natifs de pays islamiques qui ont décidé de faire cesser l’esclavage, tant au temps du prophète Muhammad qu’après sa mort, mais bien les Occidentaux les ayant colonisés ou mis sous protectorat, et qui les ont obligés à abandonner cette pratique.
Les Français ayant débarqué en Algérie au 19ème siècle ou en Égypte à la fin du 18ème siècle ont trouvé des sociétés musulmanes figées dans le passé et qui possédaient, vendaient et utilisaient des esclaves, depuis une époque où l’esclavage était une pratique anodine. La réalité pratique de l’islam est en accord avec la doctrine inspirée par le Coran.
Si Allah était un Dieu efficace et qu’il voulait vraiment donner les moyens au monde musulman d’être à l’avant-garde de la lutte contre l’esclavage, il aurait agi sur la réalité en conséquence.
Que doit faire le musulman pour s’assurer du paradis?
Le Coran décrit deux conditions obligatoires pour aller au Paradis :
1) être musulman, donc croire qu’«Il n’y a de Dieu qu’Allah et que Muhammad est son Prophète», et
2) faire «de bonnes actions». Une bonne action, c’est subjectif. Du point de vue islamique, une bonne action est une action jugée licite/vertueuse par l’auteur du Coran. Frapper une épouse désobéissante est ainsi une mauvaise action du point de vue des lois françaises, et une bonne action du point de vue des lois coraniques.
Le musulman qui désire aller au Paradis doit obéir aux ordres d’Allah. Combattre les mécréants fait, par ailleurs, partie de ce genre d’ordres.
Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.
Selon Dieter Nuhr, humoriste allemand, «si on ne savait pas que le Coran est la parole de Dieu, on pourrait penser que c’est un homme qui l’a écrit. » Que vous suggère cette phrase ?
Je trouve cette citation bien avisée. Si l’auteur du Coran avait été un charlatan, il ne s’y serait pas pris autrement selon moi. Le Coran est officiellement la parole d’un prophète qui, si l’on en croit les avantages qu’il tire de sa mission et qui sont cités par le Coran ou les hadîts Sahih, a droit à un harem d’épouses (en plus des esclaves et captives de guerre avec lesquelles il peut coucher), de piocher dans les butins de guerre et d’être le chef de croyants ayant pour mission de lui obéir. Femmes, argent et pouvoir politique ne m’apparaissent pas être les prérogatives du sage prophète désintéressé.
Si vous deviez faire le portrait d’Allah tel qu’il ressort du «livre saint», comment le décririez-vous ?
On ne sait d’Allah que ce qu’il pense ou ce qu’il fait, mais pas ce qu’il est au sens ontologique. Vous me direz, s’il est omnipotent et omniscient, il peut être tout ce qu’il veut, à sa guise.
Pour moi, le Dieu Allah décrit dans le Coran n’est rien de plus que la personnification des raisons de Muhammad justifiant les intérêts personnels de ce même Muhammad.
Il préfère s’adresser aux hommes plutôt qu’aux femmes. Il consacre trois fois plus de temps dans le Coran à décrire les châtiments qui affecteront ceux qui ne croient pas en le prophète Muhammad et ne lui obéissent pas qu’à décrire les promesses d’outre-tombe dont pourront jouir ceux qui croient en le prophète Muhammad et obéissent à ce dernier. Il se laisse même aller à exprimer des insultes, une activité impulsée par une colère à laquelle un être faillible et passionnel comme l’Homme cède facilement.
Des versets coraniques qualifient ainsi les mécréants de chiens qui aboient ou de bestiaux qui ne raisonnent pas.
L’auteur du Coran m’en dit beaucoup trop des goûts et faveurs d’un gourou du 7ème siècle à la culture scientifique et dialectique lacunaire…
Après avoir lu ce livre et le vôtre, j’ai encore davantage de peine à comprendre ce qui séduit tant. Que des gens puissent dire : « Je l’ai lu, ça a été une formidable découverte, je me suis converti… » échappe à mon entendement. Quelle est votre explication ?
Citation:
Le Coran prospère sur la peur et l’ignorance

Le Coran prospère sur la peur et l’ignorance. Loin du Coran, la plupart des convertis se sont d’abord laissés endoctriner par les discours, vidéos ou livres de musulmans présentant une rhétorique visant 1) à faire passer le Coran pour ce qu’il n’est pas et 2) à l’expurger du pire qu’il contient. Les convertis à l’islam font rarement allégeance au Dieu Allah sur la base de constats intellectuels ou scientifiques d’ordre rationnel. Derrière un(e) converti(e), il y a presque toujours un environnement socio-culturel islamisé au quotidien, un(e) petit-ami(e) musulman(e) ou une recherche d’identité individuelle au travers de l’identité collective d’un groupe de musulmans dominateurs ou exemplaires à ses yeux.
Pourquoi ce besoin de faire ce travail critique, quel en est le sens, l’objectif ?
Mon livre a pour objectif d’alerter et mobiliser les patriotes Français contre l’islamisation, phénomène politico-démographique qui amènera l’islamisme au pouvoir dans notre pays.
Mon livre est à ma connaissance la première étude critique des textes sacrés islamiques qui n’est ni moraliste, ni manichéenne. J’analyse les limites de ces textes sans jamais qu’un jugement de valeur personnel ne vienne à justifier mes raisonnements visant à démontrer que le Coran est constitué de lois absurdes, inapplicables ou anthropocidaires.
Citation:
L’heure est grave, car la France est en danger d’islamisme


J’en ai un peu marre du climat d’omerta qui pèse sur nos sociétés occidentales, tout particulièrement en France, et qui produit des pseudo-débats entre experts en islamologie, adoubés par les médias mainstream, cela va de soi, où ne s’opposent que LES POUR contre LES TRÈS POUR.
L’heure est grave, car la France est en danger d’islamisme. C’est maintenant ou jamais qu’il faut dénoncer cette menace ! Cet essai sur lequel j’ai travaillé de nombreuses années entend démontrer la dangerosité et la caducité de cette doctrine politique et religieuse incarnée en le Coran.
(1) Exemples de hadits misogynes et superstitieux. Pourquoi le témoignage de deux femmes pour un homme ? Réponse de Mahomet : «Cela est dû à la déficience de l’esprit de la femme.» Autres hadîts: «Lorsque l’un de vous fait sa prière (…) sa prière pourrait être annulée si un âne, une femme ou un chien noir passe devant.» «Après moi, je n’ai laissé calamité plus néfaste aux hommes que les femmes.» «(…) j’ai regardé l’Enfer et j’ai vu que la majorité des habitants étaient des femmes.»
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 11:54 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Majid Oukacha a ajouté 2 photos.
23 h ·

PETITE DEVINETTE à partager avec vos proches ou collègues de travail islamonaïfs qui vous culpabilisent d'avoir un problème avec la religion des Musulmans >

L'un de ces deux textes est la loi d'un verset coranique du Dieu des Musulmans, ni abrogée ni contredite par un quelconque autre verset coranique. L'autre est extrait d'une œuvre artistique, et pas d'un corpus juridique comme l'est le Coran, et son auteur, qui n'est pas un Dieu omnipotent et omniscient à l'intelligence suprême comme le Dieu Allah se pense être si l'on en juge au contenu du Coran, est un simple être humain. Sauras-tu faire la différence entre les deux ?




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MessagePosté le: Mar 12 Avr - 17:05 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Avez-vous des livres islamiques à conseiller sur le sujet ? Merci d'avance pour vos réponses. 
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MessagePosté le: Jeu 21 Avr - 13:38 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Je te conseille de lire les biographies de PBSL de Ibn Hicham, Ibn Ishak et Tabari en arabe si tu connais
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MessagePosté le: Ven 20 Mai - 13:26 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Nouveaux chrétiens au Maghreb.
 
 
Myriam, Farid, Abou Ghali  : ils ont quitté l'islam pour le christianisme.
Qui sont ces convertis, qui, en Kabylie ou au Maroc, vivent leur nouvelle foi dans une quasi-clandestinité ?
La poussée inédite du protestantisme évangélique, même marginal, suscite la controverse.
La première moitié de sa vie, Myriam a été musulmane. Une vraie de vraie.
Ses parents, des gens "pieux", originaires de Grande Kabylie, lui ont inculqué les bases. Née en pleine guerre d'Algérie (1954-1962), à une époque où le hidjab et les barbus du Front islamique du salut (FIS) n'avaient pas encore été inventés, la jeune Myriam demeure, jusqu'à sa vingt-cinquième année, une croyante irréprochable.
De sa nombreuse fratrie, elle est même la "seule pratiquante".
L'islam, explique-t-elle, "on s'y sent confortable. On est au-dessus des autres, puisqu'on a la religion suprême".
Elle n'imagine pas, alors, les vertiges qui l'attendent. Ni les menaces de mort qu'elle et les siens, devenus chrétiens, vont récolter. Myriam est une convertie. Une de ces "m'tournis" (de "tourner sa veste"), accusés d'avoir quitté Mohamed pour Jésus-Christ et le protestantisme évangélique. Et qui font scandale aujourd'hui, de manière inédite, en Algérie et au Maroc.
Ce prénom de Myriam, elle l'a choisi elle-même, dès la fin des années 1980, contrainte, comme d'autres, de pratiquer sa religion de manière clandestine. Un prénom-pseudonyme, qu'elle préfère continuer à utiliser aujourd'hui.
C'est en 1985, à l'école normale de Kouba, à la périphérie d'Alger, que la jeune femme, licenciée en biologie, se lie d'amitié avec une autre élève, très pieuse et kabyle, comme elle.
"On parlait beaucoup de Dieu, mais on n'en parlait pas pareil : ça faisait de grands débats entre nous. Elle a mis beaucoup de temps à m'avouer qu'elle était chrétienne. J'étais effondrée", raconte-t-elle, le visage pâle, bouleversée par ce souvenir. "Pour une musulmane, devenir chrétienne, ça veut dire que vous reniez tout. Chez nous, l'histoire, la culture et la foi sont mêlées : c'était son identité et Dieu lui-même que mon amie avait trahis", insiste-t-elle. Aux yeux de Myriam, cette renégate est devenue "impure".
Tout contact doit être banni. Plus question de la recevoir chez elle, plus question même de lui parler. Pis : si Myriam avait suivi son "devoir de musulmane", elle aurait dû la dénoncer. "Quelqu'un qui quitte l'islam devient comme une souillure et mérite la mort - cela se pratique dans certains pays", assure-t-elle.
Mais l'Algérie n'est pas l'Arabie saoudite.
Au lieu de rompre avec sa copine, Myriam se met à prier pour elle. "Je la voyais perdue, égarée. Je priais pour qu'elle revienne à l'islam, c'est-à-dire, dans mon esprit, à la raison", explique-t-elle.
Le mari de Myriam - "un musulman de Kabylie, pas trop rigide, ni très pratiquant", note-t-elle - lui conseille d'inviter l'" égarée" chez eux, afin de trouver " un moyen de l'aider". L'amie espère, de son côté, que Myriam, "grâce à Dieu", finira par l'accepter telle qu'elle est. Les discussions, un temps interrompues, reprennent donc de plus belle. La partie se révèle inégale. "J'essayais de la convaincre. Mais comment critiquer une religion dont je ne savais pratiquement rien ? Mon amie connaissait le Coran et la Bible. Pas moi", sourit Myriam. Inévitable, arrive le jour où son amie lui propose de lire "le livre des chrétiens". Myriam est effrayée. "Le simple fait de toucher la Bible, c'était un péché, un blasphème. Finalement, j'ai quand même dit oui. Toujours pareil : avec cette idée d'aller voir, de vérifier et de faire revenir mon amie dans le droit chemin."
La suite, c'est un peu l'arroseur arrosé, version religieuse.
Durant l'été 1987, "l'été le plus terrible que j'aie jamais vécu", Myriam se plonge dans les Évangiles. "Chercher autre chose, aller en dehors de Mohamed, c'est interdit. Surtout quand on vous a inculqué l'image d'un Dieu redoutable, un Dieu du Jugement - un Dieu qui, dans l'islam, n'est jamais totalement d'amour : il est bourreau aussi, l'un n'allant pas sans l'autre. Surtout quand on vous a appris l'interdiction absolue de questionner le Coran", s'exclame Myriam, qui vit cette transgression avec beaucoup d'angoisse. "Jusque-là, ajoute-t-elle, Jésus était un prophète parmi d'autres. Et là, tout d'un coup, il me fascinait. En lisant le Nouveau Testament, je découvrais un texte facile d'accès - malgré quelques écueils. Cette simplicité m'émerveillait." La "crise" qu'elle vit est telle que la jeune femme en perd l'appétit et le sommeil. Jusqu'à cette nuit, décisive, où elle se met à "parler avec Dieu". Elle s'adresse à lui sans détour : " De ces deux livres, le Coran et la Bible, lequel dois-je suivre ? Où es-tu ? Dans quel Livre ? Dis-le moi et j'irai." Myriam ne parle pas de "révélation". Elle explique simplement qu'" une clarté" s'est faite en elle, "comme un voile qui se levait, quelque chose d'instantané : tout d'un coup, j'étais apaisée et heureuse. Jésus-Christ était le chemin".
Myriam, à son tour, est devenue apostate. La pire des choses en islam - qui est religion d'État, en Algérie comme au Maroc.
Alger, février 2005. Le pasteur méthodiste Huc Johnson, âgé de 71 ans, a bien connu Myriam. Elle, l'Algérienne, a finalement quitté son pays natal en 1994 ; après une solide formation en théologie, elle vient, à l'âge de 45 ans, d'être nommée pasteur dans le sud de la France. Lui, l'Américain natif du Kentucky, est resté à Alger. Il y vit depuis quarante-trois ans et a bien failli y mourir. Le matin du mercredi 19 janvier, "veille de l'Aïd el-Kebir", comme l'a relevé la presse locale, le vieil homme a été poignardé en pleine rue, devant l'église protestante de la rue Reda-Houhou, dans le centre de la capitale.
Un coup de couteau dans le dos, à la hauteur des reins. Le pasteur a été sauvé de justesse. Son agresseur, un "illuminé islamiste" selon certaines sources, un " aliéné mental"selon d'autres, n'a pas été arrêté. "C'est un avertissement, estime Hugh Johnson. Si j'étais mort, l'avertissement aurait été plus radical", ironise-t-il. Deux autres chrétiens avaient déjà été agressés, de la même manière, à Alger, à la fin de l'année 2004. Ils avaient toutefois été moins grièvement atteints. Le visage rond, la barbe blanche, visiblement remis de sa blessure, le vieil Américain assure qu'il ne se sent "ni amer, ni craintif". Mais "peut-être suis-je bête ?", plaisante-t-il, en recevant ses visiteurs dans le petit salon de lecture de la Société biblique, officiellement baptisée Société algérienne du livre culturel.
Le pasteur Johnson est une manière de dinosaure. L'un des derniers Mohicans protestants que compte l'Algérie. Les pasteurs de nationalité étrangère ne sont plus que "cinq ou six" aujourd'hui, assure-t-il. Une ou deux fois par an, la Société biblique importe, "à la seule demande des églises et avec le tampon du ministère des affaires religieuses", une moyenne de "mille à deux mille cinq cents ouvrages bibliques en arabe et mille à deux mille en français". Un chiffre "à peu près stable", ces dix dernières années. Le pasteur méthodiste, officiellement à la retraite depuis décembre 2004, n'a pas encore été remplacé. Vu l'environnement algérien, les candidats sont rares. Le départ du pasteur Johnson marquera la fin d'une histoire.
Débarqués en Algérie, à la fin du XIXe siècle, en même temps que les catholiques, les premiers protestants ont d'abord été des colons, qui se sont installés à travers le pays dans le sillage de l'armée française. Très vite vient le temps des prêtres et des pasteurs - ces derniers étant presque aussi souvent britanniques que français. Si l'implantation des Églises est permise, le prosélytisme est en revanche formellement interdit : une clause en ce sens a été introduite dans l'acte de capitulation signé, en 1830, entre le dey d'Alger et le gouvernement français, soucieux de ne pas susciter l'hostilité des autorités musulmanes. D'emblée, les églises chrétiennes sont des églises pour étrangers.
Au Maroc, l'histoire se déroule de façon similaire : ce sont les populations coloniales, françaises ou espagnoles, que les religieux catholiques et protestants viennent suivre et évangéliser.
Quant aux "indigènes", qui sont tous, à l'exception des juifs, de religion " mahométane", selon le vocabulaire de l'époque, pas question d'y toucher.
En Algérie, malgré les efforts missionnaires plus ou moins souterrains, principalement menés en Kabylie, région historiquement rebelle, le nombre des Algériens convertis demeure proche de zéro. "Nous ne pouvons citer de chiffres, ce serait peut-être humiliant : si l'on veut un ordre de grandeur, j'indiquerai qu'en trente ans nous avons administré une quarantaine de baptêmes d'adultes à Tizi-Ouzou et que les deux tiers vivent comme des chrétiens", reconnaissait le pasteur Alfred Rolland, dans le rapport Eglise et mission en Algérie, qu'il présenta, en novembre 1956, à Oran. Les temps ont-ils changé ?
Au lendemain de l'indépendance, il y a bel et bien eu, en Algérie, un ministre des finances chrétien, Pierre Smaïn Maghroug, aujourd'hui installé en France, rappelle le Père Pierre Boz, aumônier catholique, qui dirige, à Paris, la Communauté des chrétiens originaires de Kabylie.
En 1992, le nombre de ces derniers oscillait "entre quatre mille et six mille personnes", en majorité catholiques, la plupart exilées en France. "Le nombre des protestants n'est pas négligeable", relevait alors l'association. Treize ans plus tard, le paysage n'est plus le même.
Est-ce, comme le pense cette Algérienne chrétienne, rencontrée dans la capitale, à cause des violences terroristes perpétrées au nom de l'islam, dans les années 1990, que beaucoup de croyants ont laissé tomber le Coran ? "Les gens étaient tellement choqués. L'islam est donc capable de faire ça ? Ces massacres ? Ces enfants égorgés ? Ces femmes violées ? Beaucoup se sont demandé : qui est Dieu ? où est-il ? Certains se sont suicidés ou sont devenus athées. D'autres ont choisi Jésus."
Elle fait partie de ceux-là. "Dieu a tourné le Mal en Bien : il n'y a jamais eu autant de conversions en Algérie que pendant le terrorisme ! Même à l'époque de saint Augustin, il n'y en a pas eu tant !", s'échauffe-t-elle.
Une jubilation que la majorité des Algériens est loin de partager. "Contrairement aux Églises historiques - catholique et protestante, reconnues par les autorités - les missions méthodistes, évangéliques et charismatiques, implantées depuis les années 1990, sont ouvertement prosélytes", écrit, dans son numéro du mois de mars, le mensuel protestant français Mission, qui consacre un important dossier à ces drôles de paroissiens du Maghreb, ces "musulmans, devenus chrétiens". Selon Linda Caille, rédactrice en chef de Mission, le nombre des conversions en Algérie serait de "mille par an", principalement en Kabylie. Sur une population nationale de plus de 32 millions d'habitants, mille conversions par an ne représentent pas grand-chose.
MÊME si elle se vérifiait sur dix ans, cette poussée du christianisme serait numériquement marginale. Il n'empêche ! En Algérie, les chiffres les plus délirants circulent.
Croisade contre djihad ?
"L'évangélisation en Kabylie (...) est le résultat d'un prosélytisme organisé et financé par une stratégie mondiale d'évangélisation des peuples musulmans", tonne, le 26 juillet, un journaliste du quotidien El Watan, cité par Mission.
Selon ce pamphlétaire, il serait "de notoriété publique que la Maison Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l'expansion des Églises évangéliques" dans le monde. Le reste de la presse fait chorus. "On m'a même accusé de payer 7 000 euros par conversion !", s'agace le pasteur Johnson. C'était avant son agression. Les cris des uns, fustigeant "une évangélisation qui agresse l'islam dans sa propre maison", ont-ils armé le bras des autres ? En tout cas, les députés islamistes ne sont pas en reste, ni le Haut Conseil islamique (organisme gouvernemental) qui décide, fin 2004, de diligenter une enquête afin de "mesurer l'ampleur" du phénomène. On en attend les résultats.
Coïncidence ? Au Maroc, c'est aussi au début de l'été qu'un député du parti nationaliste Istiqlal s'est alarmé, devant le Parlement, d'un supposé déferlement de missionnaires américains à travers le royaume, notamment du côté de Ouarzazate.
Une série d'articles de presse a suivi. Églises reconnues et groupes clandestins sont jetés dans le même sac, pasteurs et missionnaires sont souvent confondus, une avalanche de chiffres fantaisistes et de formules à l'emporte-pièce achèvent de dramatiser le débat. Ces "néoprotestants évangéliques marocains, peut-on lire dans l'hebdomadaire Le Journal du 8 janvier, ont été convertis sur les flancs des tanks américains, dans le cadre de la grande offensive US mondiale". Ce qui n'empêche pas l'hebdomadaire de s'interroger sur le sens de ce phénomène, signe possible de " l'incapacité de l'islam officiel (...) à rejoindre le train de la modernité".
Yacine, la trentaine, applaudit : "L'essentiel, c'est qu'on parle au grand jour des Marocains chrétiens. C'est donc que ça existe, que c'est possible. Peu importe ce qu'on raconte sur nous. Le tabou est tombé", commente ce jeune cadre, vêtu d'un élégant costume-cravate, converti au protestantisme alors qu'il faisait ses études à Paris.
Yacine fréquente une "église maison". Son groupe est "100 % arabophone" et se réunit chaque dimanche, discrètement, chez l'un ou chez l'autre de ses membres, pour des lectures bibliques et des séances de prière. "On n'est jamais plus de dix ou quinze : la capacité d'un salon ", explique-t-il. Si les chrétiens marocains se cachent, "ce n'est pas tant, dit-il, du fait de persécutions de la police. On ne représente pas un danger pour le régime. Mais la stigmatisation sociale reste forte : la famille, l'employeur, les collègues, les voisins sont plus tyranniques que le gouvernement !".
Pour leur part, les parents de Yacine ont fini par s'y faire. "Au début, ils ont été choqués. Ils ont pris ma conversion au christianisme pour un rejet de la culture marocaine. Je leur ai expliqué qu'ils se trompaient : la seule chose qui a changé, chez moi, c'est mon rapport à Dieu. D'ailleurs, si je n'aimais plus le Maroc et les miens, pourquoi serais-je revenu y vivre ? Pour mes parents, ç'a été dur à avaler. Avec le temps, ils ont accepté."
Abou Ghali est à peine plus jeune que Yacine. Il se présente comme "un chrétien marocain, deuxième génération".
Ses parents se sont eux-mêmes convertis dans les années 1970 - des "années noires pour tout le pays", estime-t-il, évoquant le règne d'Hassan II. C'est pourtant à la fin de ce règne que la situation des chrétiens marocains a commencé de s'améliorer.
Abou Ghali date la naissance de "l'Eglise marocaine" du début des années 1990 : "Les Marocains ont pris les choses en main, ils se sont organisés entre eux. L'existence d'une Église marocaine représente un changement immense. En qualité, c'est-à-dire en maturité - car les conversions se font désormais majoritairement de Marocain à Marocain. Mais aussi en quantité : il y a cinq ans, on devait être trois cents chrétiens à tout casser. Je parle des vrais chrétiens, insiste-t-il, pas de ceux qui se convertissent pour avoir le visa ou une situation. Aujourd'hui, on doit être autour de huit cents". Soit plus du double qu'en 2000.
Même si la progression est nette, le total, comme en Algérie, demeure microscopique : que pèsent huit cents chrétiens sur une population marocaine, forte de plus de 32 millions d'habitants ? "Je ne me considère pas comme un renégat ni un apostat. Je me suis tourné vers un autre visage de Dieu, voilà tout", écrivait, à Paris, Mohamed-Christophe Bibb dans un essai autobiographique Un Algérien pas très catholique (éditions du Cerf, 1999).
Aujourd'hui, ce sont des Maghrébins du Maghreb qui parlent. Et leurs paroles ont un tout autre poids, même s'ils doivent, aujourd'hui encore, s'exprimer anonymement.
"Durant des siècles, le monde arabo-musulman a vécu fermé sur lui-même, en faisant pression sur les siens pour que personne n'échappe à ce huis clos. Seulement, ça ne marche plus. Il y a eu la colonisation, les migrations, les gens ont commencé à bouger, explique Abou Ghali. Aujourd'hui, avec la mondialisation de l'information, le recul de l'analphabétisme, les satellites et Internet, nous sommes... comment dire ? exposés à l'Autre. Si les Marocains ont l'occasion de comparer, de choisir, vous verrez qu'il y en aura plein qui vont aller vers le christianisme. Les autres se feront athées."
L'avenir de l'islam ?
 "L'islam n'est pas un message de Dieu, tranche le jeune homme.
C'est une production humaine, un ensemble de conventions et de contraintes, ce n'est plus une croyance. Les gens commencent à le comprendre. Ils savent bien aussi que l'islam est un "package", un truc homogène : soit on prend tout, soit on laisse. Ceux qui parlent de l'aménager se trompent. On peut lui couper les ongles, d'accord. Mais les ongles, ça repousse !"
Aux yeux de ce chrétien radical, les seuls "vrais musulmans, ceux qui suivent la logique de l'islam, ce sont Ben Laden et les talibans".
Pourtant, "j'aime les musulmans et le Maroc, ajoute-t-il, je prie chaque jour pour le roi. Ce que je n'aime pas, c'est l'islam : c'est une idéologie qui tue l'être humain".
Ces propos, extrêmement choquants pour les croyants musulmans, le pasteur américain Jack Wald et son compatriote Jack Rusenko les ont certainement entendus plus d'une fois. Le premier, qui a quitté le New Jersey pour le Maroc en 1999, officie chaque dimanche à l'église anglicane de Rabat et dirige une association protestante, RPF International Church. Le second, installé à Casablanca depuis 1992, dirige une ONG "à financements américains", Global Education, et préside le Conseil de l'Église anglicane (anglophone) au Maroc. "Notre objectif n'est pas de convertir les musulmans. Même si on le voulait, on ne le pourrait pas : c'est Dieu qui les convainc, pas nous. En tant que chrétien, mon seul but est d'aimer les gens au nom de Jésus", assure le pasteur Wald, de formation presbytérienne. La récente campagne de presse à propos des chrétiens ne l'a pas surpris : "Cette réaction est naturelle. Les Marocains aiment les États-Unis, mais ils sont déchirés. Car l'islam n'a jamais été à l'aise avec l'idée de pluralité de religions, il n'y est pas favorable, pointe-t-il. Culturellement, le Maroc reste musulman ; politiquement, il veut être moderne : c'est ce combat qui se livre aujourd'hui en son sein."
Jack Rusenko, qu'une photo de 1998, accrochée dans son bureau, montre aux côtés d'Hassan II, loue les capacités d'"ouverture" du royaume chérifien. Ainsi s'expliquerait, en partie, l'augmentation, non seulement des conversions, mais également du nombre de missionnaires étrangers, souvent américains, qui sillonnent le Maroc. "On pense qu'ils sont quelques centaines. Deux cents, peut-être trois cents ? ", avance-t-il, avec une moue prudente. "Dans la mesure où l'activité missionnaire demeure clandestine, il est difficile de la mesurer ", estime Karen Thomas Smith, qui fait partie des quatre pasteurs américains officiellement enregistrés au Maroc. "D'après mes observations, il me semble pourtant que le nombre des missionnaires étrangers est en augmentation ces cinq dernières années", admet la jeune femme, en poste à Ifrane depuis huit ans. Elle regrette, au passage, la nature souterraine de cette propagande évangélique : "Ces missionnaires, qui se cachent sous les habits d'hommes d'affaires ou de patrons d'ONG, donnent l'impression que les chrétiens sont des gens malhonnêtes, qui vivent dissimulés. Cela me trouble, car, en menant cette "double vie", ils trahissent l'esprit de Jésus - si transparent et si honnête, justement. "
Sans être aussi virulents qu'en Algérie, les commentaires de la presse marocaine concernant les chrétiens, autochtones ou étrangers, ont eu, entre autres mérites, celui d'amorcer le débat sur la liberté de conscience et, en particulier, la liberté de croyance religieuse. "Si nous nous sommes toujours interdit toute forme de prosélytisme, il est cependant douloureux de devoir refuser d'accueillir les Marocains qui le souhaiteraient dans nos Églises", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc, représentant de l'Église évangélique au Maroc (ex-Église réformée de France au Maroc).
La question n'est pas nouvelle. Le pasteur Blanc avait eu l'occasion de l'aborder, en novembre 2002, lors d'une rencontre, organisée par l'intermédiaire de l'ambassade de France, avec certains conseillers et ministres. "Notre position n'a pas changé, insiste le pasteur français. En continuant d'interdire aux Marocains d'aller vers nous, les Églises historiques officielles, on risque de voir ces mêmes Marocains se tourner vers les missionnaires fondamentalistes, les gourous délirants, les sectes de tous bords." Le ministre des affaires religieuses, Ahmed Tawfiq, n'aurait " pas été insensible" à l'argument, assure-t-il. La question est maintenant sur la place publique. Elle risque de rebondir, dans les semaines qui viennent. Au Parlement d'abord, où les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), prenant le relais des nationalistes de l'Istiqlal, auraient l'intention d'intervenir. A Marrakech, ensuite, où le révérend Harry Thomas, membre de l'Église charismatique américaine, aurait prévu d'organiser, avec l'accord des autorités marocaines, un festival de musique chrétienne - au début du mois de mai. Si "le géant américain pèse lourd, au Maghreb comme ailleurs, ce n'est pas un rouleau compresseur", tempère Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme. Contacté par e-mail, l'auteur de Dieu bénisse l'Amérique, la religion de la Maison Blanche (Seuil, 2004) précise : "En 1972, 65 % des missionnaires chrétiens outre-mer étaient américains. En 2001, ils n'étaient plus que 47 % seulement et la tendance à la décroissance se poursuit."
Au-dessus de Tizi-Ouzou, les montagnes de Kabylie sont blanches. La neige, tombée en abondance, n'a pas empêché les fidèles de se presser vers les lieux de culte. Celui que dirige Farid est un simple garage, aménagé en temple. "Ce vendredi, vingt et une personnes sont venues des villages alentour jusqu'ici", annonce-t-il fièrement. Farid préfère lui aussi qu'on ne donne pas son nom ni celui de son bourg. Même si, "ici, en Kabylie, les gens sont tolérants. Tout le monde ferme les yeux, même la police. Si je devais travailler à Alger, je ferais vraiment attention", ajoute-t-il. Parmi ses ouailles, on trouve quelques hommes et beaucoup de femmes. L'un est plâtrier peintre, une autre est secrétaire, une troisième ouvrière au chômage - contrainte de démissionner de l'usine où elle travaillait, "après que la direction a appris - qu'elle était - chrétienne", assure-t- elle. Tous sont persuadés que la Kabylie est en train de connaître ce qu'en jargon protestant on appelle un "réveil"- c'est-à-dire une expansion des conversions, survenant après une longue période de "sommeil". Il est vrai que le nombre des églises affiliées à l'Église protestante d'Algérie (EPA, représentée par le pasteur Johnson) est passé, en cinq ans, de quatre à treize - sans compter une "liste d'attente de quinze demandes", précise-t-on à Alger. Farid et les siens sont résolument optimistes. "On a tous vécu des miracles", insistent-ils. Signe des temps : en 2004, pour la première fois, "une dizaine de missionnaires algériens"sont partis évangéliser "au Niger, au Tchad et en Mauritanie". Et pour la première fois aussi, un groupe de "trois missionnaires algériens" s'est rendu en France, ajoute Farid, pour "porter la bonne parole en Alsace, à Lille, à Lyon et à Marseille".
Sébastien Fath, lui, ne croit pas aux miracles. "Ces phénomènes ne tombent pas du ciel, contrairement aux interprétations de la littérature pieuse. Ils s'expliquent par une longue évolution des sociétés musulmanes", souligne l'historien. Il conclut :
"En plus de quarante ans d'indépendance, le Maghreb a testé le nationalisme, l'islam politique et la dictature débonnaire. On peut faire l'hypothèse d'une déception chez une partie des Maghrébins, face à ces grands récits qui n'ont pas tenu leurs promesses. Les progrès du protestantisme s'inscrivent dans ce mouvement qui intègre le religieux dans la problématique plus vaste de la culture démocratique."

Catherine Simon


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MessagePosté le: Ven 1 Juil - 12:22 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

Du Wahhabisme à l’athéisme

Non seulement il a renié et rejeté tout le patrimoine religieux islamique, mais Abdallah Al Quassimi voulait le détruire entièrement. Il a prôné, sa vie durant, une déconnexion totale avec tout ce qui est islamique. Et il ne parle pas de l’extérieur de ce patrimoine, Al Quassimi savait de quoi parler. Savant religieux dans une première vie, il a écrit plusieurs ouvrages où il a défendu férocement la religion islamique, voire le wahhabisme. Mais le cheikh n’a pu résister à sa raison, il a annoncé son athéisme acerbe dans des livres devenus aujourd’hui, en dépit de la violente riposte obscurantiste, des classiques de l’athéisme arabe contemporain. Et en dépit de l’environnement conformiste et toute l’hostilité manifestée à son encontre, il n’a jamais renoncé à sa thèse principale : dieu n’existe pas et l’islam est l’obstacle majeur devant l’évolution des sociétés arabes. Les pouvoirs culturels officiels ont tout fait pour envoyer l’athée saoudien aux calendes grecques. Même après sa mort, Ils ont essayé de profaner sa pensée en achetant quelques tristes témoignages évoquant son virtuel retour à la foi islamique avant sa disparition ! Un vrai attentat spirituel. Mais l’internet ne cesse de le ressusciter et le présenter aux jeunes générations arabes islamisées par l’école dans tous les pays arabes hormis la Tunisie. Dorénavant la lecture de ses livres est possible gratuitement sur le net. Al Quassimi nous a gratifié de quelques succulents titres :

- Les arabes : comment ils se sont égarés ? (1940)

- Telles sont vos chaînes ! (1946)

- Un désert sans dimensions (1967)

- Esprit, qui t’a vu ? (1967)

- Ce monde, où est sa conscience ?

- Les arabes, un phénomène sonore ! (1977)

- l’Univers juge Allah

Dans son livre ’les arabes, un phénomène sonore’, le saoudien avance que les anciens arabes ne faisaient pas de distinction entre parler et émettre des sons. En conséquence, le lecteur de ce patrimoine ne pourrait apprendre que des sons, un lecteur qui vit dans la tombe de ses ancêtres. Mort au Caire en 1996, il est donc le contemporain de Mohamed Arkoun, Malek Chebel, Abdelwahab Meddeb, pour ne citer que les plus connus en France, ceux qui prétendent être des spécialistes de la pensée de l’islam, voire ses dépositaires. Mais comme par hasard, ils ne citent jamais Abdullah ! Lui, qui a publié certains de ses livres en arabe à Paris, pour fuir la censure islamique ! Inconnu pour ces éminents spécialistes, chantants un islam des Lumières en France. Ils ont caché un penseur libre qui pourrait remettre en cause leur fonds de commerce, en l’occurrence, l’apologie de cet islam virtuel, religion d’amour, de tolérance et de paix. Négligé, censuré, et pourtant s’il y a quelqu’un qui mérite le statut de philosophe au XXème siècle arabe c’est bien lui. Car c’est le seul qui a osé bousculer l’écosystème islamique, et avec un grand talent, esthétique et philosophique !

Nous traduisons de l’arabe quelques aphorismes de ce Jean Meslier du monde arabe, pour remédier à cet oubli volontaire, et reprendre contact avec la pensée Al Quassimi*, cette pensée libre hostile à la religion en général et à l’islam en particulier :

« Les Hommes trouvent leurs religions comme ils trouvent leurs patries, leurs terres, leurs maisons et leurs pères. Ils les trouvent c’est tout, ils ne les cherchent pas, ne les comprennent pas, ne les choisissent pas, non plus. » *** « Les religions ne triomphent que dans les combats qu’elles évitent, elles ne se battent ni contre la raison ni par le biais de la raison. Elles ne rentrent jamais dans des bagarres libres contre la raison. Et c’est pour cela qu’elles restent triomphantes. » *** « L’Homme ne désire pas la connaissance qui ferait souffrir sa volonté. Il préfère être idiot mais heureux qu’intelligent et miséreux. » ***

« On apprend de l’homme de religion quand nous sommes plus petits que lui, mais dés que nous serons plus grands que lui, nous le dégageons, voire le pendre. » *** « Le péché est, dans toutes ses formes, une résistance contre la vie. » « Les fortes croyances sont toujours de fidèles soldats aux despotes et aux exploiteurs. Comme elles se gouvernent par l’armée forte, Les masses se gouvernent aussi par la forte illusion. » *** « Celui qui se suicide pour ou sans aucune idée, est plus noble et plus courageux que n’importe quel martyr dans n’importe quelle guerre. » *** « On a voulu, imaginé ensuite, on a cru et à la fin, on est convaincu. » *** « La raison change parce qu’elle est forte, la chose forte ne stagne pas, elle se transforme, le plus fort est toujours plus changeant que le faible et l’inexistant. Est immobile en permanence, ce qui n’existe pas. » *** « C’est l’énergie psychique qui se mue en dieux et démons, en temples et bordels, en chants et prières. » ***

« Croire en dieu pollue le dieu et fait tomber l’univers et l’Homme. Quant à la croyance en ces deux derniers, elle fait chuter Dieu. Mais croire à dieu, l’univers, et l’Homme, Cela ridiculise la foi et l’intelligence. » ***

« La vertu n’est pas autre que le désir. Vouloir des vertus en affaiblissant les désirs, c’est vouloir une chose en l’éliminant. C’est comme vouloir fortifier la vue en crevant l’œil. » *** « Ceux qui ne savent pas bien sourire finissent par institutionnaliser les larmes et appeler à considérer cela comme adoration. » ***

« Quelle la nature de ce créateur qui oblige sa créature à avoir besoin de malheur, de pollution, de tristesse…Pour être en fin une créature heureuse. » ***

« La vertu est pour l’homme une symbiose avec la nature, non à l’éviter, la craindre, l’interdire ou l’adorer. »

***

« Le vice, c’est toujours une collision entre l’homme et la nature. »

*** « Ceux qui ont tendance à emprisonner leur vie par des interdits, soit par obéissance à une religion ou à des vertus, ils dévoilent ce qu’il y a en eux comme dispositions pour fuir la vie. » *** « S’ils ne veulent plus s’éterniser dans le sous-développement et l’ignorance, et pour sortir de leur torpeur, les musulmans doivent bénéficier du patrimoine scientifique de l’humanité, et comprendre qu’il n’y a pas de savoir nocif ni ignorance utile. Et que la connaissance est l’origine du bien et le mal vient de l’ignorance. » *** « L’’occupation d’Allah de notre esprit est la pire des colonisations. » *** « Emprisonner la femme entre quatre murs, c’est une forme de castration. Il est juste et mieux de ne pas faire de différence entre la femme et l’homme, ni dans le travail ni dans le vêtement. »

*Je présente le penseur et son œuvre aux lecteurs francophones dans mon prochain essai : L’athéisme arabe contemporain.
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MessagePosté le: Sam 2 Juil - 12:35 (2016)    Sujet du message: Apostasie en islam Répondre en citant

De L'Islam à L'Agnosticisme !
Waleed Al- Husseini



Je m'appelle Aya, j'ai 22 ans. Certes je suis Marocaine, mais cela n'implique pas forcément que je suis Musulmane.
J'ai décidé de briser le silence, et d'écrire ces quelques lignes pour raconter mon histoire : De L'Islam à L'Agnosticisme.







Et voilà, je n'ai jamais cru que j'allais vivre ainsi. Je n'ai jamais cru que j'allais jouer le rôle d'une personne que je ne suis pas. Je n'ai jamais cru que j'allais, un jour, maudire la personne que je respectais tant "Le Prophète Mahomet".
Je n'ai jamais cru que j'allais, un jour, critiquer un livre que je respectais tant "Le Coran". Bref, je n'ai jamais cru que j'allais quitter cette religion, que j'ai tant chéri "L'Islam".


C'est vrai que comme les 33 millions de marocains, je n'ai pas choisi d'être Musulmane. Une fois, j'ai vu le jour, à mon oreille, on a murmuré quelques mots pour me bénir.
On a sacrifié un Mouton pour m'accueillir. Et de temps à autre, on récitait quelques versets coraniques pour me protéger de tout mal. Et moi, dans mon berceau, je ne comprenais point ce qu'on voulait dire.

Une fois à l'âge de 3-4 ans, à l'école, on commençait déjà à réciter ce que j'appelais avant "Les Paroles de Dieu". Sans les comprendre, j'éprouvais un certain plaisir en les apprenants. Ensuite, à l'âge de 7ans, on nous parlait de "Assalat" ou autrement dit "La Prière", sans comprendre son utilité, voire même, ce que ces gestes signifiaient, on nous incitait à la faire.


Je me rappelle bien, de ce jour où on nous a parlés de "Al Qadari khayrihi wa charih", que le destin, son bien ou son mal, de l'être humain est déjà prescrit par son créateur, que déjà Dieu connaît le sort de tout un chacun parmi nous, qu’il peut montrer, à qui il veut, le bon chemin et, à qui il veut, la mauvaise voie, que la SEULE et UNIQUE religion pour Allah est l’Islam, que pour gagner le Paradis, il faut être Musulman. Ainsi, mon cerveau commença à bouillonner et à se poser mille et une questions.
Est-ce que ce fabuleux Créateur nous a donnés la vie juste pour prier pour lui ? Juste pour être Musulmans ?


Et déjà, pourquoi nous mettre sur cette terre si, à l’avance, il sait qui mériterait le Paradis et qui aura l’enfer comme demeure éternelle ?
Si une personne est sainte d’esprit, si une personne est d’une bonté angélique, si une personne ne fait du mal à personne, mériterait-elle l’enfer juste pour une seule et unique raison : Elle n’est pas Musulmane ?
Ce genre de questions me hantait pour des années. Mais je les ai toujours négligés sous l’ultime excuse qu’utilisent les croyants : Satan ou Diable. Je me disais qu’il y a un truc que j’ai loupé, un petit détail que je n’ai pas compris. Je me disais que derrière toutes ces fatalités, résidait une certaine morale, une certaine maturité, une certaine raison.







A présent, il y a 3 ans, je n’arrivais plus à négliger ces innombrables questions, je n’arrivais plus à laisser de côté mes pensées. Et depuis, je vivais mal dans ma peau, je ne pouvais ni quitter cette religion, ni continuer à y adhérer. J’étais perdue, et j’ignorais carrément ce que je devais faire. J’étais prisonnière, d’un côté des coutumes et traditions de mon entourage, et d’un autre de ma raison et mon esprit humain.


Ainsi, se déclencha ma quête vers la vérité, ou au moins MA vérité : J’ai laissé tout derrière moi, et j’ai commencé par l’origine et les piliers de l’Islam « Le coran » et « Sira Nabawia – Les Ahadiths qui relatent la vie du prophète ».

En les analysants d’un œil vigilent, j’ai remarqué qu’il y avait une infinité de contradictions avec la science, une infinité de contradictions avec les effets historiques, une infinité de tortures, de tuerie, d’hostilité, une infinité d’histoires tirées de chez les Grecques, de chez les Juifs, de chez les Chrétiens. J’ai remarqué aussi que la fameuse citation « Le coran est valable en tout temps et en tout lieu » n’est qu’un grand mensonge. J’essayais souvent de trouver des excuses, de trouver des explications, mais vainement. J’avais vraiment mare d’essayer de réinterpréter tout en faveur de l’Islam. Je m’en lassais de défendre une religion qui incitait à la haine envers ceux qui ne sont pas musulmans, envers ceux qui sont homosexuels, envers les apostats. Tantôt, je versais des larmes de joie d’avoir, enfin, trouvé MA vérité.


Tantôt, celles de tristesse et de colère de devoir jouer le rôle d’une personne que je ne suis pas, de devoir continuer à se présenter comme étant MUSULMANE, puisque ni mon entourage, ni mon pays m’accueilleront et m’accepteront pour ce que je suis devenue aujourd’hui.

Ma vie après avoir quitté L’Islam ?

Je ne vis plus ce conflit intérieur. Je me sens tranquille et calme. Je suis plus que convaincue que cette voie que j’ai suivie est la bonne, au moins avec, personne ne m’oblige de haïr ceux qui n’adoptent pas la même philosophie que moi. Au moins avec, je ne suis plus obligée de prier pour un créateur qui m’a ordonnée de lyncher ceux qui sont contre mes convictions religieuses. Au moins avec, j’adopte l’humanité comme principale philosophie. Certes, je vis une euphorie extrême, mais elle est accompagnée d’une tristesse et d’une colère majestueuse puisque, dans ce pays où je me suis retrouvée, on n’accepte pas les non musulmans, on les humilie, on se moque d’eux. Dans cette famille qui m’a accueillie, l’Islam est indiscutable, et aux yeux de l’homme et la femme qui m’ont donnée la vie, l’Islam est la vraie religion divine qu’il faut suivre. Je ne veux pas perdre les êtres qui me sont les plus chers : MES PARENTS, donc je me suis faite le serment de ne jamais leur dévoiler mes convictions, j’ai décidé de continuer à jouer la comédie, non pas par faiblesse, mais par amour et crainte de les blesser et/ou de les perdre.

Est-ce que Dieu existe ?

Allah de L’Islam, Yahvé des Juifs, Dieu des chrétiens, Shiva des hindous, et les 4196 créateurs d’autres religions … n’ont jamais existé. Et si l’un d’entre eux existe, permettez-moi de le décrire comme Injuste, Égoïste, Raciste et Terroriste. Certes, je ne pourrai ni nier, ni prouver l’existence d’un créateur suprême. Mais, logiquement, raisonnablement, et humainement, nous pourrons affirmer la non-crédibilité des religions et des prophètes.

La vie après la mort ?

On m’a déjà posée cette question, et ma réponse était toujours la suivante : Si jamais y a une vie après la mort, si jamais on va nous punir pour nos pêchers, si jamais on va nous gratifier pour nos actes, alors, je suis plus que sûre que la bonté du cœur et de l’esprit seront le seul critère pour nous juger.

Dernier mot
Je vis dans un pays qui n'est plus le mien. J’espère qu’un jour, nous, les non Musulmans vivant dans un pays qui adopte L’Islam comme religion, aurons notre totale liberté d’agir comme bon nous semble. J’espère qu’on arrêtera de nous mépriser, de nous humilier, de nous torturer. J’espère que cet endoctrinement verra sa fin pour laisser place à la Tolérance, à l’Humanité
_________________


Signature Yacoub


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:14 (2017)    Sujet du message: Apostasie en islam

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