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La vision islamique du monde à l'époque classique

 
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hina
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MessagePosté le: Sam 4 Juin - 19:35 (2011)    Sujet du message: La vision islamique du monde à l'époque classique Répondre en citant

La notion de souveraineté
Les monarques européens du Moyen-Âge fondaient leur souveraineté sur des notions territoriales, ethniques ou linguistiques, ou sur la loyauté envers le souverain. Les souverains musulmans fondait leur souveraineté sur l’application de la charia.  
Les notions territoriales jouaient un rôle si accessoire qu’il manquait à beaucoup de pays un nom spécifique. Un grand pourcentage des noms des Etats musulmans modernes proviennent de néologismes. Certains comme Syrie, Lybie ou Palestine ont été repris de l’Antiquité classique. D’autres comme le Pakistan sont des néologismes absolus. Le terme d’Arabie n’existait même pas en arabe ; il faut employer une périphrase : djazîrat al-‘Arab " péninsule arabique ". Le terme de Turquie qui était utilisé en occident depuis de nombreux siècle n’a été introduit en turc qu’au 20ème s. (Türkiye), auparavant c’était la Sublime Porte.  
Maison de l’Islam et Maison de la Guerre  
Dans la vision islamique du monde, la seule division qui importait était la division du monde en Maison de l’Islam (Dâr al-islâm) et Maison de la Guerre (Dâr al-h'arb) . La Maison de l’Islam embrasse tous les pays où règne la Loi de l’islam, le Monde de la Guerre le reste du monde.  
Monothéisme et mononisme  
De même qu’il ne peut y avoir qu’un seul Dieu, de même il ne peut y avoir qu’un seul souverain et qu’une seule loi.  
Idéalement la Maison de l’Islam est vue comme une communauté unitaire, gouvernée par un Etat unique, avec un seul souverain à sa tête. La logique de la charia ne reconnaît pas l’existence permanente et légitime d’une quelconque communauté en dehors des frontières de l’islam. D’après les vues islamiques anciennes, toute l’humanité devra un jour embrasser l’islam ou se soumettre à un souverain musulman. Jusque là, il est du devoir de chaque musulman de militer pour atteindre ce but. Cette militance s’appelle le djihâd, et le militant un mudjâhid.  
La Maison de la Trêve  
Un traité de pais entre un état musulman et un état non-musulman était impossible d’après les théories juridiques classiques. Cependant, il était admis que pour des raisons tactiques ou d’opportunité, cet état de guerre pouvait provisoirement être interrompu par une trêve. Mais une telle trêve devait être strictement limitée dans le temps (pas plus de 10 ans) et pouvait à tout moment être rompue unilatéralement par la partie musulmane, qui devait cependant en informer au préalable l’adversaire avant de reprendre les hostilités.  
Même durant des époques de trêve, on décourageait tout contact avec les " incroyants ". Les voyages dans la maison de la guerre était considéré comme blâmables et les juristes n’étaient d’accord pour n’accepter qu’un seul motif valable pour s’y rendre : libérer un prisonnier.  
La législation à laquelle se rapporte le djihâd se constitua comme la plus grande partie de la charia durant le premier siècle et demi de l’islam, lorsque la marche en avant des armées musulmanes semblait irrésistible.  
Mais, par la suite apparut une sérieuse brèche entre la théorie juridique et les réalités politiques. L’Etat musulman unitaire qui avait existé 200 ans au maximum se disloqua en une multitude d’Etats. Le djihâd toucha à sa fin et avec le temps se développa une relation de tolérance entre le monde de l’islam et le reste du monde. Les juristes considérèrent que la trêve de dix ans pouvait être reconduite tacitement de manière illimitée. Certains juristes créèrent un nouveau concept : la Maison de la Trêve (Dâr as-sulh’) ou Maison du Pacte (Dâr al-‘ahd). A cette zone appartenaient les états non-musulmans qui étaient entrés dans une relation contractuelle avec l’Etat musulman, qui reconnaissaient, même fictivement, la suprématie islamique et payaient tribut, mais gardaient leur propre système de gouvernement. Comme les souverains musulmans considéraient les cadeaux comme des tributs, en fait tous les Etats non-musulmans qui entretenaient des relations politiques et commerciales avec l’Etat musulman entraient dans cette catégorie.  

 http://stehly.chez-alice.fr/lavision.htm
  


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MessagePosté le: Sam 4 Juin - 19:35 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Amada
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MessagePosté le: Dim 5 Juin - 10:02 (2011)    Sujet du message: La vision islamique du monde à l'époque classique Répondre en citant

En effet, Kate, tout ça est très exact.
Mais il faut être vraiment très arrogant pour affirmer détenir la vérité et vouloir l'imposer à toute vie sur cette Terre.
L'islam est avant tout et essentiellement un système de domination et d'oppression politique, économique et philosophique. Mais en France l'islam serait défini comme étant une secte et non une religion, selon ses caractères spécifiques.
Le grand problème de l'islam, aujourd'hui, c'est qu'il dénit tout droit à l'homme. Pas de liberté de pensée, d'expression, de critique et, évidemment, pas de démocratie, de laïcité, de droits de l'homme, etc...
C'est donc un système qui ne peut pas exister.


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yacoub
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MessagePosté le: Mar 23 Fév - 11:15 (2016)    Sujet du message: La vision islamique du monde à l'époque classique Répondre en citant

Le manifeste en cinquante points de Hassan al-Banna




La Muslim Association of Canada (MAC) déclare sur son site  (archivé ici et ici) vouloir appliquer l’islam « tel qu’il a été compris dans le contexte contemporain par le regretté imam Hassan al-Banna ». Pour faire comprendre les implications dangereuses de cette profession de foi, Point de Bascule vous présente une traduction française du programme en cinquante points rédigé en 1936 par le fondateur des Frères Musulmans, Hassan al-Banna. Ses propositions de réformes sont très spécifiques et elles touchent tous les domaines de l’activité humaine: politique, juridique, administratif, social, éducatif et économique.

Lorsque les Frères Musulmans republièrent le manifeste de leur fondateur en anglais en 2007, ils indiquèrent qu’en 1947 al-Banna avait envoyé des copies de ses propositions au roi Farouk d’Égypte, à son premier ministre ainsi qu’à de nombreux rois, princes et leaders du monde musulman. En 2007, les Frères Musulmans enjoignirent leurs lecteurs de prier Allah pour que les propositions de leur fondateur se réalisent aujourd’hui.

Ce document des Frères Musulmans préconise une application de la charia qui passe par un système de gouvernement à parti unique, par l’interdiction de la danse, par la censure des livres et des films, par des programmes scolaires distincts pour les filles et les garçons et même par une politique vestimentaire imposée aux citoyens par une police des mœurs.

Comment réagit Tariq Ramadan, le fondateur de Présence Musulmane, face à ce programme réactionnaire dont il connait l’existence et auquel il référa spécifiquement dans un de ses discours qui portait sur la vie de son grand-père (vidéo 2:25)?

À l’instar de ses alliés de la MAC, Ramadan endosse le «projet de société » de son maître à penser sans la moindre réserve:

«J’ai étudié en profondeur la pensée de Hassan al-Banna et je ne renie rien de ma filiation. Sa relation à Dieu, sa spiritualité, son mysticisme, sa personnalité en même temps que sa pensée critique sur le droit, la politique, la société et le pluralisme restent des références pour moi, de cœur et d’intelligence.(…) Son engagement aussi continue de susciter mon respect et mon admiration.»
[Alain Gresh et Tariq Ramadan, L’Islam en questions, Sindbab, 2002, pp. 33-34 – Texte cité par Caroline Fourest, Frère Tariq : Discours, stratégie et méthode de Tariq Ramadan, Paris, Grasset, 2004, p. 19]

L’engagement d’al-Banna, c’était celui d’un homme qui consacra sa vie entière à tenter de contrôler la vie de ses concitoyens dans les moindres petits détails.

À la mort d’al-Banna, le New York Times (13 février 1949, p. 1) décrivit son organisation comme un mouvement politique à connotation mystique et fasciste et ses supporteurs comme des fanatiques.

Comment en soixante ans ses supporteurs ont-ils pu berner autant de gens pour être désormais invités auprès des grands de ce monde, dans les ministères et dans les universités à pousser leur agenda islamiste?

Point de Bascule espère qu’en popularisant les objectifs à moyen et à long terme poursuivis par les Frères Musulmans, il contribuera à freiner ce cancer qui nous ronge.

Pour établir cette traduction française, Point de Bascule a consulté deux versions anglaises du manifeste: celle disponible sur le site des Frères Musulmans et celle qu’on retrouve dans le livre Five Tracts (Cinq brochures de Hassan al-Banna) [Berkeley, University of California Press, 1978, p. 126], une traduction de Charles Wendell.

En plus d’un choix de mots qui varie d’une traduction à l’autre, ce qui est compréhensible, on peut noter d’autres différences plus importantes. À la proposition 2 (Domaine social), la traduction de Wendell dit que la question des femmes est « l’un des problèmes sociaux les plus importants » (one of the most important social problems), alors que la version des Frères Musulmans déclare qu’il s’agit de la question « la plus importante » (the most important).

Au tout premier point du manifeste (Domaine politique), la traduction de Wendell mentionne qu’il faut éliminer la rivalité des partis politiques pour « canaliser les forces politiques de la nation dans un front uni et dans une seule phalange » (channeling of the political forces of the nation into a common front and a single phalanx). La référence à la phalange est inexistante dans la version des Frères Musulmans.

Puisque le manifeste a été écrit dans les années ’30, au moment où le fascisme était en plein essor, il est intéressant de noter que des islamistes aient eu recours à la terminologie fasciste pour décrire leurs objectifs islamistes. Le terme «phalange » était couramment utilisé par les fascistes de l’époque, notamment par les fascistes espagnols de Franco qui désignèrent ainsi leur organisation. Il est peu vraisemblable que le traducteur Wendell ait décidé d’ajouter la référence à la phalange de son propre chef sans qu’elle ne se soit trouvée dans le texte original arabe. D’un autre côté, on peut facilement imaginer que des islamistes aient cru préférable de l’éliminer.

En attendant de pouvoir consulter une version originale arabe du texte d’al-Banna, nous avons incorporé la référence à la phalange à notre traduction française.

Dans le second groupe de propositions, celui traitant du domaine social et de l’éducation, la version anglaise des Frères Musulmans se lit comme suit au point 26 : « A consideration into the means of gradually forming a national uniform ». Le point 26 fait suite à plusieurs points qui élaborent sur le système d’éducation préconisé par al-Banna. On pourrait croire à première vue que la proposition 26 d’al-Banna se limitait à l’uniforme scolaire. La traduction de Wendell nous donne des indices qu’al-Banna voulait régir non seulement l’habillement des étudiants mais celui de la population en général: «Consideration of ways to arrive gradually at a uniform mode of dress for the nation ».

Ce qui confirme qu’al-Banna voulait s’immiscer dans les garde-robes de tout un chacun c’est la proposition suivante, la 27 qui se lit comme suit sur le site des Frères Musulmans : «An end to the foreign spirit in our homes with regard to language, manners, dress, governesses, nurses, etc; All this should be corrected especially in upper class homes » (Mettre fin dans les maisons aux influences étrangères qui affectent la langue parlée, les comportements, les façons de se vêtir, les gouvernantes, etc. Tout cela doit être «égyptianisé » et ce, tout particulièrement dans les résidences des classes supérieures).

Note : C’est la traduction de Wendell qui utilise le terme « égyptianisé » alors que la traduction des Frères utilise l’expression « corrigé » (corrected).

Si le point 26 pris isolément pouvait paraître ambigu, le point 27 élimine les doutes possibles et confirme que l’islam des Frères Musulmans, de Tariq Ramadan et de la MAC ambitionne de fouiller dans vos tiroirs.
_________________


Signature Yacoub


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:00 (2018)    Sujet du message: La vision islamique du monde à l'époque classique

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