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Sami Aldeeb/David Belhassen
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yacoub
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MessagePosté le: Mer 22 Fév - 16:00 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Comment empêcher l'Allemagne de redevenir hitlérienne ?

Il y a 70 ans, le grand fantasme d'Hitler était de voir l'Allemagne devenir musulmane. Voici quelques extraits de sa prose :

"Les peuples régis par l’Islam seront toujours plus proches de nous que la France par exemple..."
(Testament politique d’Hitler, Adolf Hitler, notes de Martin Bormann, préface de Trevor-Roper, éd. Fayard, 1959, 2 avril 1945, p. 180)

"Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais pas pour le fade paradis des chrétiens !"
(Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 13 décembre 1941, p. 141)

"Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade !). Il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animés par un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés !"
(Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1954, t. 2, 28 août 1942, p.297)

"Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. La religion musulmane serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante."
(Au cœur du troisième Reich, Albert Speer, propos d’Adolf Hitler, éd. Fayard, 1971, p. 138)

Aujourd'hui, le fantasme islamisant d'Hitler semble devenu réalité.

Au rythme effréné de l'immigration-invasion musulmane sur le territoire allemand, les "Germains aryens" sont en passe de tous devenir des musulmans en deux-trois générations !

Comment contrecarrer cette inéluctable issue et conjurer ce funeste destin ?

La solution serait de revenir à l'existence de deux Etats allemands, Allemagne de l'ouest et Allemagne de l'est. Elle serait la seule capable de neutraliser la politique germano-expansionniste de la chancelière Merkel, par le biais de migrants islamistes, dont l'afflux non seulement met en péril la sécurité de ses citoyens, mais sa liberté.
Cette solution de deux Allemagne respectueuses des valeurs laïques, démocratiques et humanistes, serait l'unique option réaliste et juste pour déjouer l'apparition d'une nouvelle puissance hégémonique et pangermaniste-islamiste sur le sol européen. Elle serait la garantie pour empêcher l'émergence du spectre d'une guerre civile - voire d'un conflit intereuropéen -, et la condition sine qua non afin d'instaurer un apaisement durable apte à rétablir la paix interne pour la nation allemande.

Et a contrario, la poursuite de cette politique laxiste envers l'immigration islamiste torpillera l'existence d'une Allemagne démocratique et pacifique, et risque de créer des conflits internes sur son sol et à terme dans toute l'Europe, y compris une éventuelle nouvelle Guerre mondiale.

En parallèle, ces deux Allemagne qui s'établiront doivent faire preuve de bonté et d'humanité en accueillant des réfugiés persécutés parmi les Yezidis et les chrétiens d'Orient, ainsi que parmi toutes les minorités ethniques et religieuses opprimées, devenues minoritaires dans leur propre patrie ancestrale, suite à un colonialisme pan-arabiste islamique prédateur et criminel au point où elles sont aujourd'hui menacées d'extinction.

Aussi, au regard de ce qui se passe en Allemagne, il est bon aussi de rappeler ici au gouvernement d'Angela Merkel de s'occuper de ses propres "oignons" nauséabonds et de ne pas s'ingérer de manière condescendante, de style "patronal", dans les affaires internes de l'Etat d'Israël.

Voici un exemple de cette ingérence hautaine et insupportable :

http://www.lemondejuif.info/2017/02/violente-attaque-de-lallemagne-contre- israel-colonies- juives-mener- a-guerre/

David Belhassn
Lire également sur le blog de l'auteur : Hitler a gagné 
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MessagePosté le: Mer 22 Fév - 16:00 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 22 Fév - 16:24 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Le Décalogue du Mouvement hébreu de libération
  1. Je suis le Mouvement hébreu de libération, qui t’a fait sortir de la diaspora, cette maison de servitude, pour te ramener au pays de tes ancêtres.
  1. Tu n’auras pas d’autres patries ni de double nationalité devant ma face. Tu ne te feras point de nouvelles idéologies ou théologies, taillées sur mesure selon le pragmatisme du diasporisme judaïque, ni de celui de nouvelles allégeances, au gré d’intérêts mesquins pseudo spirituels en haut dans les cieux, ou vilement mercantiles en bas sur la terre, ou souillés de délation et de trahison souterraine.

Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ! Car moi, le Mouvement hébreu de libération, je suis ton mouvement de désaliénation ; un mouvement implacable qui boutera le panarabisme palestiniste islamique hors de tes frontières ; qui combattra tout conquérant colonialiste et tout occupant impérialiste ; qui démasquera l’iniquité du monothéisme, celui des rabbins judaïques hypocrites, des prêtres pseudo chrétiens, et des cruels oulémas musulmans ; qui déclarera la guerre à tous ceux qui te haïssent ignominieusement, et qui tendra la main à tous ceux qui te respectent et respectent la vérité et la justice historiques.
  1. Tu n’invoqueras pas le Dieu du monothéisme et sa théologie prédatrice, car le Mouvement hébreu de libération ne laissera point impuni celui qui prône le totalitarisme et le crime.
  1. Souviens-toi du Jour de labeur, pour le sanctifier. Tu travailleras avec droiture et courage, pour ton bien, celui de ta descendance, et celui de ton peuple et de ton pays, et celui de l’humanité entière ; tu feras pousser le fruit de la terre avec respect pour la nature, le règne végétal, minéral, et animal. Tu n’exploiteras quiconque, et surtout pas l’étranger persécuté venu se réfugier dans tes portes ; et une fois devenu vieux, tu pourras jouir honnêtement des acquis de ton labeur, te reposer et célébrer le Jour du labeur.
  1. Honore ton père et ta mère, ainsi que ta terre, ton pays, ton ethnie, et ta langue, afin que tes jours se prolongent sur ta patrie.
  1. Tu ne tueras point qui n’a fait aucun mal, qu’il soit animiste, totémiste, polythéiste, hénothéiste, mécréant, athée, agnostique, et même monothéiste.
  1. Tu respecteras le sexe opposé au tien, et en particulier le sexe féminin si bafoué par le monothéisme judaïque rabbinique et catholique, et a fortiori par le monothéisme musulman prédateur. Tu ne commettras point la polygamie institutionnalisée, ni le viol, le rapt, la traite des femmes et des enfants, et la pédophilie.
  1. Tu ne voleras pas, mais tu partageras au contraire le peu que tu as avec les démunis ; tu exigeras des nantis de te prendre en exemple, d’abandonner leurs richesses, et de partager avec leurs prochains, pour le bien de ton peuple et de l’humanité entière.
  1. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain, y compris pour sauver ta propre peau.
  1. Tu ne convoiteras point la terre d’un autre peuple et d’une autre personne ; ni sa maison, ni sa femme, ni son mari, et ni toute chose qui appartienne légitimement à ton prochain.

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MessagePosté le: Ven 3 Mar - 17:50 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Les “juifs” et les singes


Très souvent - trop souvent ! -, musulmans et anti-musulmans citent le verset suivant du Coran (Sourate VII, 166) : 
فَلَمَّا عَتَوْا عَنْ مَا نُهُوا عَنْهُ قُلْنَا لَهُمْ كُونُوا قِرَدَةً خَاسِئِينَ  
et lorsqu'ils rejetèrent ce qui leur avait été prohibé nous leur dîmes soyez des singes répugnants

Les musulmans font usage de ce verset qu’ils interprètent comme étant destiné “aux juifs”, afin de justifier leur haine et leur mépris à l’égard des Juifs. Et les anti-musulmans citent également ce verset (sans remettre en cause l’interprétation musulmane) pour dénoncer la haine ignoble du Coran (et donc des musulmans) envers les Juifs.


Or ni les uns et ni les autres ne visent juste. Ce verset ne parle nullement de manière généralisée de “juifs transformés en singes” par Allah. Il parle de ceux qui, parmi les Fils d’Israël, n’obéirent pas à Moïse (et donc à Yahweh) et dont le châtiment fut d’être transformés en singes. Ce qui n’est pas la même chose !
Selon le contexte de ce verset - ainsi que celui des versets qui le précèdent et le suivent -, le Coran rend au contraire hommage aux Fils d’Israël fidèles à Moïse, et dénonce ceux qui ne le sont pas ! En somme, le Coran critique certains “juifs” de n’être pas assez “juifs” !


Ce genre d’imprécations acerbes envers les Fils d’Israël rechignant à obéir à Yahweh, était d’ailleurs courant dans la Bible. Jusqu’au aujourd’hui, certains rabbins orthodoxes ne se privent pas de dénigrer les Israéliens athées et laïques et leur octroient le sobriquet de “bestiaux" !
Ce n’était qu’une polémique biblique entre “croyants” et “mécréants” au sein du peuple d’Israël, polémique théologique dont le Coran s’est fait l’écho par le biais du rabbin qui enseigna Muhammad. Il n’y a donc rien ici, ni de la part des rabbins et ni de la part du Coran, qui puisse avoir des relents “d’antisémitisme”.
Mais si j'affirme qu'on ne peut, à partir de ce verset, faire le procès du Coran et l’accuser de fomenter la haine contre les Juifs, certains lecteurs me suspecteront de vouloir dédouaner le Coran de sa responsabilité dans les crimes ignobles perpétrés contre les Juifs.
Ceux qui me prêtent une telle intention, se trompent lourdement ! Rare sont ceux qui ont combattu l’islam, autant que moi, ou ont dénoncé le Coran comme étant un texte incommensurablement abject et criminel !


Mais s’il l’est ainsi, c’est parce qu’il prône le monothéisme implacable du Pentateuque (La Torah) et qu’il incite à l’extermination de tous les “mécréants”, donc tous ceux qu’il considère comme non-monothéistes “purs et durs”, donc tous les non-musulmans. Il ne fait intrinsèquement aucune différence entre un “mécréant” athée, judaïque, chrétien, ou même ex-musulman.


Et ce ne sont pas les derniers attentats, perpétrés en France et dans le monde entier, par des terroristes musulmans assoiffés de sang et par des “fous d’Allah” monothéistes “radicaux”, visant à tuer aussi bien des “mécréants” athées que des “mécréants” chrétiens, juifs ou même “musulmans laxistes”, qui contrediront ce constat.


En toute logique et afin de combattre efficacement et de manière cohérente le jihadisme musulman, il faut auparavant dénoncer le totalitarisme monothéiste qui lui sert de terreau, de support, et de justification théologique


David A. Belhassen
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MessagePosté le: Lun 13 Mar - 12:09 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Mahmoud Muhammad Taha et la dissection du Coran
 Mouvements islamistes, Sharia, Terrorisme, Violence  Add comments

Mar 102017
 
Je me permets de vous donner ici l’introduction (provisoire) d’un ouvrage que je suis en train de rédiger intitulé: 
Citation:
Mahmoud Muhammad Taha et la dissection du Coran


Dans un article intitulé Changer le comportement des musulmans en changeant l’ordre du Coran, paru en arabe[1] et en français[2], au mois de mars 2017, j’écrivais:
Le Coran est le fondement idéologique des musulmans.
Même Daesh ne commet aucun acte criminel sans chercher dans le Coran des preuves pour se légitimer.
Ceux qui prétendent que Daesh ne représente pas l’islam, mentent. Daesh ne fait qu’appliquer ce qui est enseigné par Al-Azhar dans ses écoles, ses facultés et ses mosquées sur l’ensemble du territoire égyptien. Et cela veut aussi pour les instituts, les facultés et les mosquées du monde tant sunnite que chiite.
Si nous ouvrons le traité de droit comparé d’Ibn-Rushd (Averroès) , que certains considèrent comme un philosophe éclairé, nous voyons que Daesh ne dévie pas d’un iota de ce qu’il contient comme enseignement. Cet ouvrage peut être consulté et téléchargé gratuitement en arabe à partir de ce lien https://goo.gl/apXX8e, et en anglais à partir de ce lien https://goo.gl/g3pRZO.
Ceux qui refusent l’accusation selon laquelle Daesh représente l’Islam s’appuient sur les versets mecquois.
Versets mecquois? Qu’est-ce- c’est que ça?
Le Coran contient 114 chapitres couvrant deux périodes entièrement différentes:
1) La période mecquoise, qui s’étend de 610 à 622, couvre 86 chapitres plus ou moins pacifiques du Coran. Pendant cette période, Mahomet était un simple commerçant et prédicateur.
2) La période médinoise, qui s’étend de 622 à 632, couvre 28 chapitres. Pendant cette période, Mahomet devient chef d’État. Ces chapitres sont violents et discriminatoires contre les femmes et les non-musulmans, comportant des normes contraires aux droits de l’homme, prévoient l’asservissement des femmes, les razzias, les sanctions cruelles et le combat contre les polythéistes. Ceux-ci n’ont que le choix entre l’islam et l’épée (chapitre 9, verset 5). Quant aux Gens du Livre, ils ont le choix entre l’islam, le paiement du tribut en état de mépris (selon les termes du Coran) ou l’épée (chapitre 9, verset 29). Ceci implique l’asservissement des femmes et des enfants et la mise à mort des hommes.
Daesh n’applique pas le Coran mecquois, mais le Coran médinois, qui abroge le premier, car il a été révélé ultérieurement. Et Al-Azhar enseigne non pas le Coran mecquois, mais le Coran médinois. En effet, l’islam est suivi tel qu’il a abouti, et non pas tel qu’il a commencé.
C’est la raison pour laquelle le regretté Mahmoud Muhammad Taha (ci-après: Taha) a plaidé pour l’adoption du Coran mecquois pacifique, et l’abandon du Coran médinois discriminatoire et violent. Évidemment, cette proposition n’a pas plu à Al-Azhar, car elle se limite au Coran mecquois. Al-Azhar a alors émis une fatwa considérant Taha comme apostat et incita le Soudan à le pendre en 1985.
Le grand problème avec le Coran est que ses 114 chapitres ne sont pas classés selon l’ordre chronologique, mais plus ou moins selon leur longueur. Pour cette raison, le musulman passe d’un verset mecquois pacifique à une verset médinois violent et discriminatoire, et vice-versa, sans connaître le pourquoi de ces contradictions entre les versets mecquois et les versets médinois.
Cette confusion des chapitres du Coran a conduit à la confusion de l’esprit du musulman qui est tantôt pacifique et tantôt violent, passant d’un état à l’autre en se basant sur les versets qui lui conviennent, selon son humeur, tous ces versets étant considérés comme parole divine, qu’ils soient pacifiques ou violents. Il puise ainsi dans le Coran ce qui l’arrange pour justifier ses agissements.
Si le musulman se trouve en face de quelqu’un qui accuse l’islam d’être une religion violente, il invoque les versets mecquois pour prouver que l’islam est pacifique.
Et si ce musulman se trouve en face de personnes qui veulent le renouvellement de la pensée islamique et plaident pour la liberté religieuse et l’égalité, comme c’est le cas de Taha, de Faraj Foda, de Nasr Abu-Zayd, d’Islam Al-Buhayri, d’Al-Qimni, du cheikh Muhammad Abdallah Nasr, il invoque les versets médinois et les condamne comme apostats méritant la peine de mort.
Pour mettre fin à cette terrible contradiction entre ces positions et ce qui en suit comme assassinats, violences et destructions, il faut réorganiser le Coran selon l’ordre chronologique pour que le musulman puisse voir la grande différence entre le Coran mecquois et le Coran médinois.
Ceci est la première étape qui permettra au musulman moyen de retrouver son bon sens et de se débarrasser du charlatanisme et des mensonges du clergé musulman (voire non musulman). Si nous remettons le Coran dans l’ordre chronologique, cela aidera le musulman à voir de façon claire la raison pour laquelle le Coran passe d’un texte pacifique pendant la période mecquoise à un texte violent et contraire aux droits de l’homme pendant la période médinoise.
La deuxième étape consiste à décider d’écarter le Coran médinois de l’enseignement dans les écoles, les universités et les mosquées, en expliquant que le Coran médinois est contraire aux droits de l’homme et doit être laissé de côté, comme l’avait suggéré le regretté Taha. Ceci doit être fait non seulement dans les pays arabes et musulmans, mais aussi dans le monde entier. Il sera alors nécessaire de retirer les exemplaires du Coran des librairies, des écoles, des universités et des mosquées et de les remplacer par des exemplaires du Coran dans l’ordre chronologique comportant à son début un avertissement précisant que le Coran médinois est contraire aux droits de l’homme et à la constitution, parce qu’il appartient au VIIe siècle, régi par la loi du plus fort, laquelle n’est plus valable pour notre temps et contraire aux conventions internationales.
En application de cette idée, j’ai publié le Coran en arabe et je l’ai traduit en français et en anglais, selon l’ordre chronologique tel qu’admis par les musulmans.
Et au début du Coran, j’ai placé l’avertissement suivant:
Citation:
Comme les autres Livres sacrés, le Coran comporte directement, ou indirectement par le biais de la sunnah de Mahomet que les musulmans doivent suivre, des normes contraires aux droits de l’homme reconnus aujourd’hui dans les documents internationaux. Nous invitons donc les lecteurs à le lire avec un esprit critique et à le placer dans son contexte historique, à savoir le VIIe siècle. Parmi les normes qui violent les droits de l’homme, qui inspirent les lois des pays arabes et musulmans, et que les mouvements islamistes voudraient appliquer, en tout ou en partie, nous signalons à titre d’exemples:
– L’inégalité entre les hommes et les femmes dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi, le mariage de filles impubères, et la circoncision masculine et féminine pratiquée sur des enfants.
– L’inégalité entre musulmans et non-musulmans dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi.
– La non-reconnaissance de la liberté religieuse, en particulier la liberté de changer de religion.
– L’exhortation à combattre les non-musulmans, à occuper leurs pays, à imposer aux non-musulmans le paiement d’un tribut (jizya) et à tuer ceux qui ne suivent pas les religions monothéistes.
– L’esclavage, la capture des ennemis et l’appropriation de leurs femmes.
– Les sanctions cruelles comme la mise à mort de l’apostat (qui abandonne l’islam) , la lapidation de l’adultère, l’amputation des mains du voleur, la crucifixion, la flagellation et la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent).
– La destruction des statues, des peintures et des instruments de musique, et l’interdiction des arts.
– La maltraitance envers les animaux et le meurtre des chiens de compagnie.


Il suffit aux pays arabes, musulmans et occidentaux de reprendre mon édition arabe et mes traductions du Coran selon l’ordre chronologique et de confisquer les autres exemplaires du Coran.

Ici se termine notre article. Cette dissection du Coran en deux parties est connue en droit musulman. Une des conditions pour occuper la fonction de juge, mufti ou savant religieux est la connaissance de ce qui est mecquois et ce qui est médinois dans le Coran qui, comme signalé plus haut, mélange ces deux parties. Bien plus, trente-cinq chapitres mecquois comportent des versets de l’époque médinois[3]. L’importance de cette distinction dérive de la théorie de l’abrogation selon laquelle les versets ultérieurs abrogent partiellement ou totalement ceux antérieurs en cas de contradiction. Ainsi, à titre d’exemple, le verset du sabre abrogerait à lui seul 124,[4] voire 140[5] versets bénins du Coran. Ce verset dit:
Citation:
Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez, prenez-les, assiégez-les, et restez assis contre eux [dans] tout aguet. Mais s’ils se repentent, élèvent la prière, et donnent la dîme, alors dégagez leur voie. ~ Dieu est pardonneur, très miséricordieux (113/9:5).[6]


Taha prend le contre-pied de la position des savants religieux musulmans en prônant non pas l’abrogation des versets mecquois par les versets médinois, mais le contraire. Ce penseur soudanais défend l’idée que la première partie du Coran révélée à la Mecque, avant l’hégire, constitue le véritable islam, et que la deuxième partie révélée après l’hégire a un caractère conjoncturel. Par conséquent, selon Taha, la première partie abroge la deuxième partie. Cette théorie a conduit à sa mise à mort par le régime de Numeiry, sur instigation de l’Azhar.
La première fois que j’ai lu le nom de ce penseur était dans un article paru dans le journal Al-Ahram le 16 avril 1976[7] écrit par Muhammad Abdallah Al-Samman, un des compagnons de Hassan Al-Banna, fondateur des Frères musulmans, présenté comme un des plus notoires écrivains islamistes[8]. Il y met en garde contre un « un nouveau et dangereux phénomène apparu sur la scène des activités islamiques, portant le nom des Frères républicains, appelant à ce qu’on nomme « Le deuxième message de l’Islam ». Il s’y étonne qu’aucun savant de l’Azhar n’ait adressé un mémorandum à l’Azhar pour qu’il émette une déclaration mettant en garde contre « ce groupe égaré qui égare ». L’ouvrage dont parle l’auteur de cet article est le principal ouvrage de Taha. Mais contrairement à ce qu’il dit, l’Azhar avait déjà écrit au Secrétaire du Ministère des affaires religieuses du Soudan en 1972 contre cet ouvrage, lui demandant de prendre des mesures afin de « de confisquer cette pensée athée et de mettre fin à cette activité destructrice ». Nous reviendrons sur ces deux documents ultérieurement.
J’avais découpé l’article du Journal Al-Ahram et je l’ai gardé soigneusement, convaincu que cette affaire n’allait pas passer sans suite. Ma intuition s’est avérée exacte puisque le 18 janvier 1985, le régime de Numeiry a procédé à la pendaison de Taha et enterré son corps sans en dévoiler le lieu pour que ses adeptes ne lui rendent pas hommage. L’Azhar a félicité Numeiry pour cette exécution selon Sudan News Agency du 18 janvier 1985. Dans le numéro d’avril 1985 de la revue Choisir des Pères jésuites de Genève, j’ai publié un article intitulé « La mort d’un hérétique » dont je produis ici le texte intégral:

Le 18 janvier 1985, Taha, 76 ans, a été pendu à la prison centrale Kober de Khartoum pour apostasie. Fondateur d’un groupe de réflexion appelé « Les Frères républicains », favorable à l’instauration d’un État laïc, il écrivait dans un tract daté du 11 août 1984:
Citation:
« Nous avons soutenu (le régime issu du coup d’État de) mai, depuis le 25 mai 1968 jusqu’au 25 mai 1983, dans l’intérêt suprême du pays du fait que Mai servait cet intérêt par ses réalisations, en écartant le confessionnalisme du pouvoir, (en prônant) l’unité nationale, le développement et la décentralisation. Mais le régime de Mai a sombré dans l’obscurantisme depuis qu’il a promulgué les lois de septembre 1983 contraires à la religion et au droit musulman (…).
La religion musulmane ne se limite pas uniquement au droit musulman. Ce droit constitue la partie de la religion musulmane révélée aux hommes en fonction de leur capacité et de leurs besoins au septième siècle. Le Prophète, lui, a vécu selon la Sunna (Tradition), ce qui est plus élevé que le droit musulman (…).
La voie de l’islam exige que l’éducation de l’individu passe en premier lieu à travers la dévotion et non pas à travers la législation collective (les châtiments islamiques), afin que le crime soit extirpé avec ses racines et que la morale religieuse, qui incite à la discrétion, à la chasteté et à la réforme, domine, (…) En tous cas, la religion ne peut être préservée qu’en produisant la justice économique, sociale et politique pour réduire le champ du crime (…).
L’actuel droit musulman est inconstitutionnel du fait qu’il se base sur le principe de la tutelle éclairée: la tutelle du musulman sur le non-musulman. (…) Ce qui se passe actuellement au Soudan est très grave, déforme l’islam et menace l’unité du pays. De plus nos frères (chrétiens et animistes) du Sud ont un droit dans leur pays, droit que leur nie l’actuelle législation bien que la constitution laïque le leur garantit, comme le leur garantira la vraie Constitution islamique de manière inégalable ».


Ces propositions ont été condamnées comme hérétiques le 8 janvier 1985 et ont valu la sentence capitale à Taha et à quatre de ses disciples. Sentence confirmée par le Tribunal d’appel et le président Numeiry lui-même. L’hérétique serait pendu, ses biens confisqués et ses livres brûlés. Aucune prière ne devait être dite sur son corps, qui ne pouvait être enterré dans un cimetière musulman. La pendaison était également prévue pour les disciples si, au bout d’un mois de débats avec des érudits musulmans, ils ne se repentaient pas.
L’exécution eut lieu, devant deux mille personnes. Taha était enchaîné, il avait le visage recouvert d’un capuchon brun. La corde lui a été passée au cou à 10 heures, le 18 janvier. Il est resté pendu pendant dix minutes. Ensuite, il a été descendu de la potence et examiné par un médecin qui confirma sa mort.
Les autres disciples se sont repentis et ont écrit au président Numeiry:
Citation:
« Je déclare devant Allah le tout-puissant que je renonce à toutes les idées que j’ai reçues de l’hérétique Taha, qui m’a égaré au sein de l’islam jusqu’à sa pendaison. Je remercie Allah pour m’avoir fait embrasser à nouveau sa religion et la loi d’Adam, de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus et de Mahomet ».


Le quatrième prévenu eut des réticences à lire le passage concernant son maître mais finit par le faire.
La Ligue du monde musulman (La Mecque, Arabie saoudite) a loué la décision du président Numeiry de mettre à mort l’hérétique. Le secrétaire général de cette organisation Abdalla Omer Nasief, adressa un message dans lequel il exprime son admiration devant la détermination du président Numeiry à appliquer le droit musulman. Selon Sudan News Agency du 23 janvier 1985, le Sheikh Abdel Aziz Bin Baz, président du conseil de jurisprudence de la Ligue du Monde musulman, a fait parvenir de même des félicitations[9].

Cet ouvrage est consacré à ce penseur hors pair qui est à la base de notre édition arabe et nos traductions du Coran par ordre chronologique qui séparent les chapitres mecquois des chapitres médinois du Coran, même si ce penseur n’a jamais prôné une telle séparation physique du Coran. Il est divisé en trois parties:
  • La première partie trace succinctement la vie de Taha jusqu’à sa pendaison.
  • La deuxième présente la pensée de Taha dans les différents domaines, notamment en ce qui concerne sa dissection du Coran en deux et les réactions des autorités religieuses face à ces positions.
  • La troisième partie reproduit les décisions commandant Taha et ses principaux écrits.

Dans cet ouvrage, nous nous basons notamment sur les écrits en arabe de Taha publiés dans le site http://www.alfikra.org/ et sur l’ouvrage de sa nièce Dr. Batoul Mukhtar Muhammad Taha: Mahmoud al-insal: Mahmoud Muhammad Taha, qira’at al-ayyam, Al-Sharikah al-‘alamiyyah lil-tiba’ah wal-nashr, Al-Nuzhah al-jadiah (Le Caire) , 2013.
[1] http://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=550577
[2] http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/03/06/changer-le-comportement-des-musulmans-en-changeant-lordre-du-coran/
[3] Voir la liste des chapitres et des versets médinois inclus dans les chapitres mecquois dans notre traduction du Coran, p. 7-9.
[4] Al-Abyari: Al-mawsu’ah al-qur’aniyyah, vol. 2, p. 540.
[5] Zayd: Al-naskh fil-Qur’an, vol. 2, p. 508.
[6] Des auteurs considèrent aussi comme verset du sabre les versets suivants: 113/9:29, 36, 41. Voir à ce sujet l’article de Youssef Al-Qaradawi: Al-jadal hawl ayat al-sayf.
[7] https://goo.gl/Suy748
[8] https://goo.gl/oOPgSK
[9] Choisir (Genève) , numéro 304, avril 1085, p. 30-31.
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MessagePosté le: Mer 5 Avr - 13:46 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant




 

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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 09:31 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Mélenchon est-il un national-socialiste ?

David Belhassen·lundi 17 avril 2017
Oui, si l’on en croit l'article de Ghislaine Ottenheimer, publié aujourd’hui sur le site MSN !
Cet article, le voici tel quel :
"Mais la plus grande inconnue, c’est Jean-Luc Mélenchon. C’est lui qui fait turbuler cette fin de campagne. Plus neuf points en trois semaines ! Cet ancien socialiste en rupture de ban (il a quitté le PS en 2005), a commencé par siphonner l’électorat du candidat désigné par le PS, Benoît Hamon, trop léger, trop inconsistant sur les sujets centraux, et maintenant il commence à mordre sur l’électorat d’Emmanuel Macron ! Selon une enquête d’Odoxa, 17%, oui, 17% des électeurs hésitent entre le candidat d’En marche et celui de la France insoumise !
Deux candidats radicalement opposés mais qui incarnent les deux faces du socialisme français qui n’a jamais réussi à résoudre ses contradictions. L’un est farouchement pro-européen, l’autre prétend renégocier les traités, et propose une adhésion à l’Alliance bolivarienne aux côtés de Cuba ou du Vénézuela.
L’un veut renforcer la politique de l’offre, l’autre croit aux vertus de l’économie dirigée et des nationalisations. L’un veut baisser la fiscalité du capital, l’autre promet une taxation à 90% pour tout revenu supérieur à 380.000 euros…
L’un est social libéral, l’autre social national. Et pourtant l’électorat socialiste, déboussolé, hésite ! Un ou deux points en faveur de l’un ou de l’autre peut faire basculer l’élection." (Fin de citation).
Oui, vous avez bien lu ! Cette journaliste gaucho-bobo avoue que Mélenchon est un "social-national" ! Y aurait-il une quelconque différence entre "social-national" et "national-social" ? Non ! C'est "Bonnet blanc" et "Blanc bonnet" !
Or National - social se dit en allemand Nationalsozialismus, l’idéologie du “Parti national-socialiste des travailleurs allemands” (NSDAP) qui fut fondé en 1920 et dont le chef était… Adolf Hitler ! Et c’est à partir du nom de ce parti qu’a été forgée l’abrévation ... NAZI !  
A bon entendeur, salut !
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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 10:18 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Sam 6 Mai - 11:03 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Enfin un forum de gens compétents qui ne crachent pas leurs petits canulars sur Muhammad

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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 13:00 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

L’ancien grand cheikh de l’Azhar appelle à la démolition des églises
Publié le 6 mai 2017 - par Sami Aldeeb - 1 commentaire - 1 077 vues

Entretien avec le conseiller Ahmed Maher sur le livre de l’ancien grand cheikh de l’Azhar appelant à la démolition des églises en Égypte

L’émission «cri et espoir» du canal chrétien csat.tv a diffusé un dialogue de Mme Nadia Youssef mené par téléphone avec le conseiller Ahmed Maher goo.gl/3mG3de


Mme Nadia Youssef lui a demandé d’exprimer son opinion à propos du livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire», dont l’auteur est Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD) (à partir de la 45e minute), et dont la couverture a été présentée à l’écran.

Le conseiller a répondu que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite». Mme Nadia Youssef lui répéta le nom de l’auteur et son titre, grand cheikh de l’Azhar, mais Ahmed Maher affirma à nouveau que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite».

Mme Nadia Youssef a rappelé que le livre est toujours sur le marché, et Ahmed Maher a répondu que la police de sûreté devrait faire son travail, que l’État devait le confisquer et examiner qui a accordé la licence pour le publier.

Mme Nadia Youssef a dit alors pour la troisième fois que la couverture mentionne le nom du grand cheikh de l’Azhar comme auteur, mais Ahmed Maher rétorqua de façon catégorique qu’il «exonère l’Azhar de ce livre, que ce soit dans le passé comme dans le présent», en ajoutant que «la police de sûreté et les services de renseignement doivent retirer ce livre et enquêter sur son origine». La question doit être traitée avec fermeté, ce livre étant, selon lui, contraire au texte du Coran, qui dit: «Si Dieu ne repoussait pas les humains les uns par les autres, auraient été démolis des ermitages, des églises, des lieux de prière, et des sanctuaires, où le nom de Dieu est beaucoup rappelé. Dieu secourra qui le secourt» (22:40). «Nous devons collaborer pour que les synagogues des juifs, les églises des chrétiens et les mosquées les musulmans restent protégées. Les trois doivent rester protégées. Et c’est bien cela l’islam.»

Le livre est bel et bien écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar

Face à l’insistance de Mme Nadia Youssef sur le fait que le livre a été écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar, et la négation d’Ahmed Maher affirmant que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite», nous avons estimé nécessaire  d’enquêter sur l’auteur de ce livre et son contenu.

Le livre, dont la couverture a été présentée à l’écran par Mme Nadia Youssef (à partir de la 45e minute) porte la mention suivante :
«L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire»

اقامة الحجة الباهرة على هدم كنائس مصر والقاهرة

Il est écrit par Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD). Le titre de ce livre est mentionné dans la biographie de l’auteur sur Wikipedia goo.gl/VTiDuv. Il a occupé la fonction de grand cheikh de l’Azhar de 1182 à 1190 AH (1768 à 1776 AD).

Il est publié par Dar Al-Farouk, Mansoura, en 1433 AH (2012 AD), 215 pages. Il est aussi fait mention de ce qui suit sur la couverture :

Lu, commenté et comparé à l’original par Muhammad Ibn Saleh Al-Najdi Al-Athari, chercheur en droit musulman et membre de la commission de fatwa et des recherches scientifiques dans la Fondation de la réforme en Égypte, sous la supervision du cheikh Ahmed Ibn Abdul Rahman Al-Naqib. Tous les deux sont des salafistes. Le superviseur est professeur à la Faculté d’éducation, de l’Université de Mansoura goo.gl/IBWPSm

Le livre porte le numéro de dépôt 1883-2012 auprès de la Bibliothèque nationale égyptienne.
Il peut être téléchargé de plusieurs sites Internet, dont goo.gl/8dEqPW.

Muhammad Ibn Saleh Al-Najdi Al-Athari a présenté une conférence sur ce livre en trois épisodes dans une mosquée de Sinbillawain dont le titre est «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire», conférence dans laquelle il a appuyé le contenu de ce livre et s’est attaqué aux coptes:

Épisode I. youtube.com/watch?v=oC4Xdq_6lpc
Épisode II. youtube.com/watch?v=Wv_1xSD-WKw
Épisode III. youtube.com/watch?v=oUkIjI1Tllk

Le conférencier a expliqué la biographie de l’auteur, soulignant qu’il s’agit de l’ancien grand cheikh de l’Azhar Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori.

Autre édition de l’ouvrage de ce même grand cheikh de l’Azhar

Il existe une autre édition de ce livre publiée par la maison d’édition Maktabat Al-Nour, Mansoura, en 1434 AH = 2013 AD, 138 pages. Il est fait mention de ce qui suit sur la couverture :

«L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire»

اقامة الحجة الباهرة على هدم كنائس مصر والقاهرة

Il est écrit par Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD)
Il a été révisé par Ahmed Al-Aqour (un salafiste), enseignant dans le département de rhétorique et de critique et littérature comparée à l’Université de Fayoum goo.gl/YQdUrA

Le livre porte le numéro de dépôt 7181-2013 auprès de la Bibliothèque nationale égyptienne.
Il peut être téléchargé de plusieurs sites Internet, dont goo.gl/9xLhCK.

On peut donc déduire que le livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire» est bien écrit par Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, ancien grand cheikh de l’Azhar. Il est sorti auprès de deux maisons d’édition, en 2012 et 2013, à Mansoura, et il fait l’objet de dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale égyptienne.

Articles égyptiens critiquant cet ouvrage

Article de Shafiq Taher

Shafiq Taher a écrit un article à ce sujet (dostor.org/1334979) intitulé «Le dixième Imam incite à la démolition des églises». Il s’agit d’une référence à l’auteur du livre susmentionné. L’article présente brièvement la position de l’auteur :

«Le grand cheikh Al-Damanhori partage la Terre en quatre sections :

    Terre de l’Islam pure, dont la péninsule arabique : il y est strictement interdit de construire des églises, des lieux de culte ou des couvents.
    Terres conquises par la force, comme l’Égypte et le Maghreb, l’Irak et d’autres : il y est strictement interdit de construire de nouvelles églises, et celles qui existent déjà doivent être détruites.
    Terres conquises par un traité de paix, et dont les habitants peuvent y rester contre paiement de tribut (jizya) et l’impôt foncier : il y est permis de construire des églises si cela figure dans le traité de paix.
    Villes construites par les musulmans après la conquête comme le Caire, Bagdad, Wasit, Bassora, etc. : il y est strictement interdit de construire des églises parce qu’il s’agit de villes musulmanes qui étaient auparavant des déserts ou des ruines, et elles ont été construites par les musulmans.

Dans ces quatre catégories susmentionnées, les mécréants (Al-kuffar : les dhimmis) ne peuvent manifester extérieurement leur religion ou leurs prières.»

L’article ajoute :

«Je ne suis pas partisan de la censure et de l’interdiction. Mais un tel livre négligé dans les sous-sols des vieilles bibliothèques moisies est sorti tout à coup et réimprimé rapidement dans une librairie de Mansoura en 2013 suite aux événements de la démolition de l’église d’Atfeeh et l’interdiction de la construction de l’église d’Edfou à Assouan. (…) Puis le cheik salafiste appelé Abu Hafs Ibn-al-Arabi Al-Athari en fournit une explication, diffusée sur youtube, dans une mosquée Sinbillawain. (…) Je ne pense pas que tout cela soit pure coïncidence, c’est une chose planifiée par des groupes salafistes.

J’ai lu deux fois le livre, qui porte comme titre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire», et j’ai entendu toute l’explication, et n’y ai trouvé qu’incitation à la démolition des églises et incrimination des autorisations de construction de nouvelles églises en Égypte et au Caire, qualifiées de terres conquises par la force. Et comme le Caire a été construite par les musulmans, la construction d’églises doit y être interdite, et celles qui y existent doivent être démolies. Une question revient avec insistance dans mon esprit en lisant le livre du dixième Imam de l’Azhar Ahmed ben Abdel – Moneim Ibn Siam Ibn Youssef Al-Damanhori : Qu’est-ce que Daesh a fait et qui ne figure pas dans les livres de droit musulman, et reste  enseigné aux étudiants de l’Azhar aujourd’hui? Qu’est-ce que Daesh a fait et qui n’a pas été écrit par le grand cheikh susmentionné de l’Azhar ?!»

Article de Rabab Kamal

Rabab Kamil a écrit un article (goo.gl/oVW1gm) portant le titre du livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire». Elle critique ceux qui prétendent que les actes terroristes contre les églises sont des actes individuels et isolés. Elle signale que l’auteur du livre en question n’est pas un cheikh salafiste, mais bien le grand cheikh Ahmed Ibn Abdul Menem Ibn Yousef Ibn Siyam Al-Damanhori, connu sous le nom du grand cheikh Ahmed Al-Damanhori, autrefois grand cheikh de l’Azhar.

Rabab Kamal indique que l’histoire du manuscrit de ce livre a commencé quand certains chrétiens ont entrepris la construction d’une nouvelle église au Caire. Les musulmans se sont fâchés et ont demandé une fatwa du grand cheikh sur la construction et la rénovation des églises. Le grand cheikh Al-Damanhori a répondu que cela est interdit selon les quatre écoles (Hanafite, Shafi’ite, Malikite et Hanbalite), ajoutant qu’il est même interdit de réparer les édifices détruits, même si la destruction a eu lieu illégalement. Certains cheikhs salafistes se réfèrent à cette fatwa pour soutenir leurs interprétations sur la nécessité de démolir les églises, ou au moins d’en empêcher la construction et la restauration.

Parmi les partisans de ce manuscrit : Ahmed Abdel-Rahman Al-Naqib, un cheik salafiste et à la fois professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Mansoura et titulaire d’un doctorat en études islamiques. Rabab Kamal commente :

«Oui, nous avons un professeur universitaire dans une université publique égyptienne qui parle librement de la démolition des églises en Égypte sans être poursuivi par les tribunaux pour incitation à la violence contre les lieux de culte prévue par les articles 160 et 161 du Code pénal, et sans être questionné en vertu de la loi sur la diffamation des religions et l’incitation par la parole définie par l’article 98 de cette même loi. Et la raison est évidente: il utilise des sources islamiques pour diffamer. Devrait-il être jugé par les tribunaux étatiques, ou faut-il juger ses sources islamiques et religieuses ?» Elle signale en outre qu’Ahmed Al-Naqib a écrit l’introduction de ce manuscrit publié en 2012 dans un livre portant le titre du manuscrit original et publié par la maison d’édition Dar Al-Farouk, et que le livre a reçu le numéro de dépôt légal 1883-2012 de la Bibliothèque nationale égyptienne sans la moindre objection”.

Rabab Kamal signale que le discours officiel actuel de l’Azhar comprend des fatwas permettant la construction d’églises, pour différentes raisons, dont probablement l’influence du discours politique sur l’Azhar, basé notamment sur le slogan de l’unité nationale. On ne doit pas non plus oublier que l’Azhar est une institution religieuse étatique, et pour cette raison elle ne peut être en contradiction avec le discours du gouvernement lui-même, en particulier dans le cadre d’un problème aussi épineux. On ne doit pas non plus perdre de vue la fatwa de l’actuel grand cheikh de l’Azhar Ahmed Al-Tayeb, qui a déclaré en août 2014 qu’il est licite de construire des églises, ceci toutefois à condition que la construction ne nuise pas à la sécurité nationale, comme si la construction des églises nuit à l’avenir du pays et non le terrorisme, la pauvreté, l’ignorance et l’intolérance ? Nous ne pouvons pas non plus oublier la Fatwa égyptienne d’octobre 2011 qui permet une telle construction si elle n’est pas incompatible avec les lois de l’État. Ce qui impose l’établissement d’une loi unifiée relative aux lieux de culte, et non pas une loi pour construire des seules églises.»

En même temps, Rabab Kamal signale une autre fatwa contradictoire publiée en 1997, lorsqu’on a interrogé le cheikh Attia Saqr, précédent chef du Département, à propos de la construction des églises dans les pays des musulmans (et la journaliste marque son opposition à ce que l’Égypte soit appelée pays des musulmans, car l’Egypte est le pays de tous les Égyptiens). Le cheikh Attia Saqr cita alors dans sa fatwa un récit rapporté par Ibn-Adiy de ‘Umar, du Prophète Mahomet: «Aucune église ne devrait être construire dans l’Islam.»

Rabab Kamal se demande :

«Pourquoi Al-Azhar ne critique pas les sources du manuscrit en question et ses sources ? Pourquoi ne fait-il pas face au vrai problème au lieu de recourir à des fatwas complaisantes et de se soumettre au message officiel étatique ?» et «Pourquoi l’Azhar ne confisque-il pas ce livre alors qu’il a obtenu le droit de saisie judiciaire de la part du ministère de la Justice en 2004 ? L’Azhar a fait usage de ce droit pour confisquer les écrits des romanciers et des penseurs jugés attentatoires à l’identité islamique, mais il ne trouve pas attentatoire un livre légitimant la démolition des églises bien qu’il soit en contradiction avec les fatwas officielles de l’Azhar au cours de ces dernières années.»

Dr Sami Aldeeb, Professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman
Traducteur du Coran en français et en anglais, et auteur de nombreux ouvrages

Couverture des deux éditions du livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire».

Sami Aldeeb

 goo.gl/9xLhCK (republié en 2013)  goo.gl/8dEqPW (republié en 2012)
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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 14:01 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

S'il n'y avait qu'une seule vidéo d'ENSEIGNEMENT sur l'Islam à retenir, c'est bien celle, géniale, de Sami Aldeeb ici :
https://m.youtube.com/watch?v=9U4MvusdwQI



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MessagePosté le: Lun 8 Mai - 11:24 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Te serre la pince camarade

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MessagePosté le: Mer 17 Mai - 09:53 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Sacrifice d'Isaac ou d'Ismaël ? Qui est l’imposteur ?
David Belhassen·mardi 16 mai 2017
Les musulmans accusent les "juifs" d'avoir falsifié la "Torah de Moïse".
Ils affirment que la Torah parlait originellement du "Sacrifice d'Ismaël" et que ce sont les "juifs" qui l’ont modifiée et ont introduit le "Sacrifice d'Isaac" à la place du "Sacrifice d'Ismaël".
Mais que dit le Coran ? Sourate 37, versets 100 à 113 :
رَبِّ هَبْ لِي مِنَ الصَّالِحِينَ
Seigneur, apporte-moi un d'entre les vertueux
فَبَشَّرْنَاهُ بِغُلَامٍ حَلِيمٍ
Alors nous lui annonçâmes un garçon affable
فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ قَالَ يَا بُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانْظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ
Et quand parvint avec lui l'heure, il dit : "Ô mon fils, je me vois en songe que je t'immole. Alors, observe ce que tu vois." Il dit : "Ô mon père, fais ce qui t'es ordonné : tu me trouveras, s'il plaît à Allah, parmi les endurants"
فَلَمَّا أَسْلَمَا وَتَلَّهُ لِلْجَبِينِ
Puis quand tous deux se furent soumis et qu'il l'étendit sur le dos
وَنَادَيْنَاهُ أَنْ يَا إِبْرَاهِيمُ
Et voilà que nous l'appelâmes "O Abraham!"
قَدْ صَدَّقْتَ الرُّؤْيَا إِنَّا كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ
En effet, tu as justifié la vision. Nous, c'est ainsi que nous récompensons les excellents
إِنَّ هَذَا لَهُوَ الْبَلَاءُ الْمُبِينُ
Certes cela fut pour lui l'épreuve évidente
وَفَدَيْنَاهُ بِذِبْحٍ عَظِيمٍ
Et nous le rédimâmes par un sacrifice immense
وَتَرَكْنَا عَلَيْهِ فِي الْآخِرِينَ
Et nous reportâmes de lui sur les autres
سَلَامٌ عَلَى إِبْرَاهِيمَ
"Paix sur Abraham"
كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ
Ainsi récompensons-nous les excellents
إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُؤْمِنِينَ
Le voici de nos serviteurs les croyants
وَبَشَّرْنَاهُ بِإِسْحَاقَ نَبِيًّا مِنَ الصَّالِحِينَ
Et nous lui annonçâmes en Isaac un prophète d'entre les vertueux
وَبَارَكْنَا عَلَيْهِ وَعَلَى إِسْحَاقَ
Et nous donnèrent notre bénédiction sur lui et sur Isaac
Où est passé Ismaël ? S'il s'agissait d'Ismaël, dans ce récit évoquant l'épreuve faite à Abraham lorsqu'il lui fût ordonné de sacrifier son fils, pourquoi le nom d'Ismaël n'est-il pas mentionné ? Or, c'est justement le nom d'Isaac qui est mentionné - par deux fois ! – dans ces versets du Coran.
Mais alors sur quoi se fondent les musulmans lorsqu'ils prétendent qu'il est question du "sacrifice d'Ismaël" et non du "sacrifice d'Isaac" ?
Toute l'argumentation musulmane tourne autour du mot "unique", en alléguant que "Ismaël était l'aîné d'Abraham et que Isaac n'était pas encore né lorsque Dieu lui ordonna de sacrifier son fils "unique", c'est donc que ce fils "unique" était Ismaël !"
La tautologie de cette argumentation est typique de l'exégèse musulmane. Elle s'auto-justifie par le miroir difforme de sa propre exégèse !
Or, la Torah et le Coran disent exactement le contraire.
1. D'après la Bible, Isaac était déjà né lorsque Dieu ordonna à Abraham de sacrifier son fils "unique". Ismaël n'était donc pas "l'unique" de Abraham. "Unique" ne s'applique pas non plus à Ismaël.
2. Lorsque l'exégèse musulmane met en avant le terme "unique" concernant le fils d'Abraham destiné à être sacrifié, elle cite la Bible et non pas le Coran. Le Coran lui, ne parle pas de fils "unique" à ce sujet. C'est seulement la Bible qui nous le dit. Or dans ce même verset où la Bible dit "unique", elle mentionne Isaac comme "unique", et non pas Ismaël !
3. L'exégèse musulmane fait donc usage d'une partie du verset biblique (et non coranique !) pour rejeter une autre partie de ce verset. Pourquoi l'exégèse musulmane ne s'en tient pas au Coran – qui selon l'orthodoxie musulmane se suffit à lui-même - pour trancher s'il s'agit d'Isaac ou d'Ismaël ? Pourquoi ressent-elle le besoin de faire appel à la Torah pour étayer son exégèse, alors que la Torah la contredit et affirme que Isaac était bel et bien né lorsque fut faite à Abraham l'injonction divine de sacrifier son "fils unique" ?! D'autant plus que "unique" ne signifie pas "un", mais dans le contexte du récit, le "préféré", celui que Abraham "aimait".
4. Selon la Torah, lors du sacrifice d'Isaac, Ismaël avait au moins 25 ans, était déjà marié et avait lui-même des enfants ! C'était donc un adulte ! S'il s'était agi de "Ismaël le sacrifié", pourquoi le Coran applique-t-il au sacrifié la qualité de "garçon" et "d'adolescent" (en arabe : 'alam, emprunté à l'hébreu 'elem) ? C'est donc que le Coran fait allusion à Isaac qui n'avait que 12-13 ans !
5. Au moment de l'injonction divine faite à Abraham de sacrifier son fils "unique", Ismaël vivait en Egypte avec sa mère Hagar que Abraham avait déjà chassée et répudiée ! Seul Isaac vivait avec son père Abraham ! Et c'est aussi la raison pour laquelle la Bible appelle Isaac "l'unique" d'Abraham ! D'autant plus que cet "unique" enfant est aussi "l'unique" d'Abraham par Sarah !
6. Selon la Torah, la naissance d'Isaac par Sarah fut miraculeuse. Sarah était vieille et stérile, n'a jamais eu d'enfant et ne pouvait en avoir ! Alors que Hagar était jeune et rien ne lui empêchait d'avoir d'autres enfants après avoir été chassée et répudiée par Abraham !
7. Quelle "épreuve" est-elle la plus terrible ? Ordonner à Abraham de sacrifier Isaac son unique de Sarah en dépit de tout le miracle de la naissance de Isaac et de la soudaine fécondité de Sarah la stérile ? Ou lui ordonner de sacrifier Ismaël de Hagar avec laquelle Abraham aurait pu faire d'autres enfants ?
8. Le Coran lui-même évoque la lignée d'Isaac : Jacob et les tribus d'Israël, Moïse, Aharon, le Roi David, Salomon etc… à qui il attribue (à tous !) le titre de "prophète" (Voir par exemple Sourate 6, verset 84 : "et nous lui avons accordé Isaac et Jacob… David et Salomon et Job et Joseph et Moïse et Aharon et c'est ainsi que nous récompensons les excellents"). Par contre, le Coran ignore la lignée d'Ismaël. C'est donc que c'est le "sacrifice d'Isaac" qui a bel et bien déterminé et engendré la "lignée prophétique" !
9. La traduction en grecque de la Bible (appelée "la Septante") mentionne "le Sacrifice d'Isaac". Or cette traduction date du 3ème siècle avant J.-C. Quand donc les "juifs" auraient-ils "falsifié" la Torah en remplaçant le nom d'Ismaël par celui d'Isaac, selon l'allégation des musulmans ? Forcément avant cette date !
Acculée dans ses retranchements, l'exégèse musulmane ne trouve alors rien de mieux que de remettre en cause l'intégrité du texte biblique, en proférant une accusation générale que les "juifs ont intentionnellement falsifié les versets de la Torah". Mais cette pseudo "exégèse" musulmane ne nous explique pas ce que cette falsification de la Torah à une date si précoce, d'au moins mille ans avant les prémices du Coran et de l'islam, pouvait bien apporter aux juifs ?!
Cette "exégèse" musulmane occulte non seulement le fait que durant des millénaires les juifs ont toujours parlé du "Sacrifice d'Isaac", mais également que les chrétiens, 500 ans avant l’islam, se sont toujours référés au "Sacrifice d'Isaac" comme préfigurant celui de Jésus ! Si les juifs avaient falsifié le texte de la Torah, les chrétiens n'auraient pas manqué de le leur reprocher.
Or dans tout le "Nouveau Testament", il s'agit exclusivement du "Sacrifice d'Isaac" et jamais du "Sacrifice d'Ismaël" ! (Voir par exemple Heb, 17-19) : « Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses, lui à qui il avait été dit : C'est par Isaac que tu auras une postérité.»
Le "culot" incroyable de ces "innovateurs" musulmans, accusant les juifs et les chrétiens, d'avoir a posteriori falsifié la Torah et les Evangiles, est d'autant plus malsain et révoltant, que le Coran lui-même n'évoque nullement Ismaël dans tout le récit relatant "l'épreuve d'Abraham" ! Les juifs et les chrétiens auraient-ils alors également "falsifié le Coran" ???!!!
L'absurdité de telles allégations musulmanes se heurte en effet au contenu de son propre "Coran sacré", car celui-ci, se fondant sur la Torah et les Evangiles, affirme et confirme qu'il s'agit bien du "Sacrifice d'Isaac" !
Toute l'exégèse abracadabrante et manipulatrice de ces musulmans (pas tous ! Puisque les premiers théologiens musulmans comme Ibn Qutayba et Tabari, reconnaissaient qu'il s'agissait d'Isaac et non d'Ismaël !) pour remplacer Isaac par Ismaël, désavoue donc le Coran, le trahit, et s'oppose finalement à la logique et à la cohérence interne des textes qu'elle cite !
Qui sont alors les fraudeurs ? Et qui sont les imposteurs ?
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 13:39 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Le Jeûne du Ramadân des 'Endeuillés de Sion'
Le mot ramadân (en arabe : رَمَضَان ) signifie "chaleur intense". Il vient d'une racine araméenne et hébraïque : r m ç, qui signifie "braise", "fournaise".
En effet "Ramadân" s'écrivait "Ramaçân" à l'origine, car la lettre emphatique "çad"ص de l'araméen et de l'hébreu a été transformée en "dad" ض emphatique de l'alphabet arabe. En effet, un simple point diacritique au-dessus de la lettre, distingue le çad ص du dad ض . Or dans les premiers manuscrits du Coran, la diacritisation des lettres n'existait pas encore.
A l'époque préislamique, ce mois de Ramadân-Ramaçân fut ainsi nommé parce qu'il tombait lors de la saison des grosses chaleurs selon le calendrier judéo-rabbinique luni-solaire, appelé ainsi car il intercale 7 années de 13 mois lunaires, appelées "embolismiques", dans un cycle de 19 ans. Et cela pour réajuster le décompte du calendrier lunaire avec celui du calendrier solaire.
Mais plus tard (à Médine ?), l'islam voulut s'émanciper de la tutelle judaïque, et rejeta les années embolismiques de 13 mois lunaires. De telle sorte que le calendrier musulman ne possède que des années de 12 mois lunaires. Il est donc exclusivement lunaire.
Mais il en résulta un grave problème. Le total de 12 mois lunaires donne 354-355 jours. Il manque donc plus de 11 jours par rapport au cycle de l'année solaire qui est de 365 jours et un quart environ C'est ce qui explique la récession de 11 jours par an entre le mois de Ramadân-Ramaçân originellement estival, et les saisons du cycle solaire. Cette récession étant d'une année tous les 33-34 ans environ, le Ramadân-Ramaçân retombe alors sur son point de départ estival tous les 33-34 ans.
Un musulman de plus de 34 ans a donc pu voir le Ramadân-Ramaçân traverser toutes les saisons de l'année solaire.
Cette année 2017, le Ramadân-Ramaçân débutera un 26 ou un 27 Mai (selon la vision oculaire de la Nouvelle Lune). Donc, à la saison printanière. Mais il y 5 ans, le Ramadân-Ramaçân coïncidait avec Noël, donc en hiver ! Bref, le mois de Ramadân-Ramaçân "bouge".
Cette digression sur le calendrier est indispensable à la compréhension de l'essence même du jeune du Ramadân. Voici pourquoi :
Le jeûne quotidien (du lever du soleil à son couchant) lors du mois de Ramadân, est considéré comme le symbole-même de la pratique religieuse musulmane. Mais, comble du paradoxe, il n'est mentionné qu'une seule fois dans tout le Coran, et en termes assez vagues, au verset 185 de la sourate 2, que voici en arabe, avec sa traduction littérale en français :
شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِي أُنْزِلَ فِيهِ الْقُرْآنُ هُدًى لِلنَّاسِ وَبَيِّنَاتٍ مِنَ الْهُدَى وَالْفُرْقَانِ فَمَنْ شَهِدَ مِنْكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ وَمَنْ كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ يُرِيدُ اللَّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلَا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُوا الْعِدَّةَ وَلِتُكَبِّرُوا اللَّهَ عَلَى مَا هَدَاكُمْ وَلَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ
le croissant de ramadân dans lequel a été descendu le coran est un guide pour les gens et évidences de la guidance et de la rédemption alors quiconque témoignera parmi vous du croissant, alors qu'il jeûne ; et quiconque est malade ou en éloignement alors qu'il destine d'autres jours ; allah veut pour vous l'aisance et il ne veut pas pour vous la gêne afin que vous complétiez les cérémonies et que vous grandissiez allah sur ce en quoi il vous a guidés et afin que soyez reconnaissants
D'après ce verset, il ne s'agit nullement de jeûner tout le mois, mais uniquement le jour qui suit le témoignage de la vision oculaire du filament du croissant de la Nouvelle Lune, ce qu'on appelle la "Néoménie".
Au départ, ce jeûne était donc imposé exclusivement aux témoins oculaires de la "Nouvelle Lune" (qu'on ne peut voir qu'au crépuscule). Et c'est par extension cultuelle qu'il est devenu un jeûne public.
Mais ce jeûne suite à la vision au crépuscule du filament du croissant de la Nouvelle Lune n'est pas non plus une invention coranique ou musulmane. Le Coran lui-même le dit expressément au verset 183 de la sourate 2 :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا كُتِبَ عَلَيْكُمُ الصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
ô et ohé ceux qui croient, il vous a été prescrit le jeûne comme il l'a été prescrit à ceux qui vous ont devancés afin que vous soyez craignants
Lorsque le Coran évoque "ceux qui ont devancé" les musulmans dans la pratique de ce jeûne, il fait évidemment allusion aux “juifs” !
Ce "jeûne de la Nouvelle Lune" était en effet une tradition judaïco-talmudique qui se pratiquait tous les mois, mais plus particulièrement lors du mois de Ab, donc en plein été, et qui commémorait la destruction du Temple de Jérusalem.
Cette commémoration de la destruction du Premier Temple de Jérusalem par Nabuchodonosor le roi babylonien, puis du Deuxième Temple, par Titus l'empereur romain, débutait à la nouvelle lune du mois de Ab (et même avant, au 17 du mois de Tamouz), et culminait selon la Bible au 7 et au 10 du mois de Ab (et non au 9, selon les rabbins pharisiens). Donc 3 semaines, appelées "laps de temps entre deux malheurs" et qui étaient des jours de mortification, de deuil et de jeûne !
Mais déjà au Vème siècle après J.-C, un certain courant judaïque qui plus tard donnera naissance aux "Endeuillés de Sion" ("Sion" étant le nom affectif de Jérusalem) étendit cette période de deuil et d'affliction à tout le mois de Ab. ! Et ce n'est que lorsque ce mois de Ab s'achevait qu'il était autorisé de manger de la viande, en souvenir symbolique de l'offrande de bétail (ovin ou bovin) que les desservants ("Cohanim") du Temple de Jérusalem sacrifiaient sur l'Autel de Yahweh.
Entre parenthèses, il est à noter qu'on retrouve d'ailleurs la symbolique de ce sacrifice, dans la fête musulmane de 'Id el fitr qui clôture le jeûne du Ramadân-Ramaçân.
Mais revenons à ce courant judaïque des "Endeuillés de Sion". Ils firent de la surenchère mortifère, et prohibèrent toute manifestation d'allégresse (et même les bains estivaux) durant tout le mois de Ab. Certains allèrent même jusqu'à jeûner tout le mois, de l'aube au crépuscule !
Cependant, et à la différence de la tradition musulmane (commémorant la “descente” du Coran), ce jeûne judaïque des "Endeuillés de Sion" – commémorant les deux destructions du Temple de Jérusalem -, leur était obligatoire seulement du 1 au 10 du mois de Ab, mais facultatif les 20 autres derniers jours.
Et c'est justement ce jeûne des "Endeuillés de Sion" qu'un rabbin ordonna à Waraqa Ibn Nafl, le mentor-scribe de Muhammad ! Tout musulman doit donc savoir qu'en vérité le jeûne du Ramadân n'était à l'origine qu'une commémoration judaïque de la destruction du Temple de Jérusalem.
Que doit donc faire aujourd'hui un musulman s'il veut être fidèle à la lettre et à l’esprit du Coran ?
1. S'il n'a pas été lui-même le témoin oculaire du filament du croissant de nouvelle lune, son jeûne est facultatif.
2. S'il veut quand même jeûner par identification avec les témoins oculaires, il peut le faire, mais seulement le jour suivant le témoignage oculaire.
3. S'il désire commémorer – à la manière des Juifs -, la destruction du Temple de Jérusalem, il peut également jeûner du 1 au 10 du mois de Ab, c'est-à-dire du mois de Ramadân-Ramaçân.
4. S'il désire faire de la surenchère à la manière des "Endeuillés de Sion", alors il pourra comme eux, jeûner tout le mois. Mais cela lui est déconseillé par le Coran qui enseigne : " Allah veut pour vous l'aisance et il ne veut pas pour vous la gêne "
Les musulmans sont donc appelés à relire ce que disent exactement les versets coraniques concernant le jeûne du Ramadân. Et ce, avec des yeux nouveaux - comme on scruterait le croissant de la nouvelle lune -, afin de ne pas se fier aveuglément aux exégèses et manipulations musulmanes tardives désirant émanciper le Coran de l'influence du judaïsme.

David A. Belhassen


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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 14:13 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Pourquoi le muezzin vocifère- t-il ?

 
Tout quidam ayant eu l'occasion d'entendre un "muezzin", ne peut qu'être frappé par les distorsions vocales qu'il perçoit par l'intermédiaire de mégaphones "ultra-décibels".
En effet, les appels à la prière du muwadhin (c'est ainsi qu'il faut le transcrire) débutent en général par des litanies monotones, puis passent à des incantations monocordes, et s'achèvent par des vociférations incandescentes qui mettent à mal nos tympans.
Les exégètes musulmans présentent le verset suivant (Sourate VII, 44) pour justifier cette particularité toute musulmane, concernant l'étendue vocale et l'éclectisme sonore du muwadhin :
وَنَادَى أَصْحَابُ الْجَنَّةِ أَصْحَابَ النَّارِ أَنْ قَدْ وَجَدْنَا مَا وَعَدَنَا رَبُّنَا حَقًّا فَهَلْ وَجَدْتُمْ مَا وَعَدَ رَبُّكُمْ حَقًّا قَالُوا نَعَمْ فَأَذَّنَ مُؤَذِّنٌ بَيْنَهُمْ أَنْ لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الظَّالِمِينَ  
Voici tout d'abord la transcription phonétique en lettres latines de ce verset : wa nadha ashab al jinat ashab al nâr an qad wajadna mah wa'adana rabna haq fa hal wajadtum mah wa'ada rabkum haq qaluw na'am fa adhana muwadhin beynahum an la'nat allah 'ala al thalamin
Et sa traduction littérale en français :
"et clameront les compagnons du jardin aux compagnons de la flamme déjà nous avons trouvé ce que nous a destiné notre seigneur en loi alors avez-vous trouvé ce que vous a destiné votre seigneur en loi ils dirent oui alors fera ouïr un muwadhin parmi eux que la plante vénéneuse d'allah soit sur les idolâtres"
Ce charabia, incompréhensible mérite quelques explications. En effet, pas moins de 10 mots dans ce verset sont en fait en hébreu et empruntés à leur connotation et acception dans la Bible. Les voici : "jardin", "flamme", "destiné", "seigneur", "loi", "dirent", "ouïr", "muwazzin", "plante vénéneuse", "idolâtres".
La transcription phonétique de ce verset, une fois traduit en hébreu, donne :
we yz'aqu habrey ha ginah le habrey ha ner ki kebar maçanu mah ho'id lanu rabenu le hoq az ha im maçatem mah ho'id rabkem le hoq amru be qol ken az haazinu le maazin beynehem asher la'anat allah 'al ha çalmanim
Il serait fastidieux dans le cadre de cet article de donner l'étymologie hébraïque détaillée de ces dix mots en rouge, aussi nous nous contenterons d'un bref exposé :
  1. "jardin" : de la racine hébraïque gan. Il est question du "Jardin d'Eden", donc du "Paradis".
  2. "flamme" : de la racine hébraïque ner. Il s'agit de la flamme de l'enfer. En hébreu biblique, cela signifie aussi "bougie".

3. "destiné" : de la racine hébraïque 'ed, Ce terme signifie "témoin", donc "faire témoigner", "promettre", "destiner à".
4. "seigneur" : de la racine hébraïque rab. Celui qui est “élevé” et "éminent", tel un “Maître”, un "Seigneur", une "Eminence", donc Dieu, donc Allah. Il est à noter que le terme "rabbin" vient de la même racine !
5. "loi" : de la racine hébraïque hoq. Ce qui est gravé sur la pierre, ce qui fait force de loi, donc de légitimité, donc véridique.
6. "dirent" : de la racine hébraïque qol = voix. Ce qui sort de la voix, donc "parler",
7. "ouïr" : de la racine hébraïque ozen. Ce qui nous maintient en équilibre grâce au tympan de l'oreille. Donc ce qui est écouté et ouïe par nos oreilles, venant de la part de ceux qui font entendre leurs voix.
8. muwadhin : de la même racine verbale hébraique ozen, décliné à l'actif = maazin, celui qui fait ouïr une parole aux oreilles de celui qui l'écoute.
9. "plante vénéneuse" : du substantif hébreu la'anah. Une sorte d’absinthe vénéneuse et mortelle si on en abuse. Donc “plante maudite”. Donc "malédiction".
10. "idolâtres" : de la racine hébraïque çelem. Ombre, ténèbres, obscurité, image. Il s'agit d'un quolibet adressé à qui s'adonne au culte des images, donc un "idolâtre. Dans le Coran, ce terme est devenu synonyme de “dévoyé", de "pervers" et "d'injuste" envers Allah.
A présent et à la lumière de l'acception originelle de ces dix termes hébraïques, il nous les faut retraduire ainsi que réadapter le verset en question, afin de le rendre compréhensible à un francophone.
"Et les compagnons du Paradis clameront à l'intention des acolytes de l'Enfer : Nous avons déjà trouvé ce que nous a promis notre Seigneur en toute vérité ; alors et vous ? Avez-vous trouvé ce que vous a promis de véridique votre Seigneur ? En effet dirent-ils. Alors un muezzin parmi eux fera entendre : "Que la malédiction d'Allah soit sur les injustes !"
"Que la malédiction d'Allah soit sur les injustes" ! Voilà donc ce que le muezzin est sensé dire dans son haut-parleur au sommet de son minaret.
Mais en quoi un idolâtre est-il un "injuste" s'il se comporte d'une manière éthique ? N'est-ce pas de la haine gratuite et de la calomnie hideuse de la part du monothéiste totalitaire et intolérant envers le polythéiste, le païen, l'animiste, et le totémiste ? Mais aussi envers celui rend un culte aux icônes (y compris les chrétiens ?) !
https://www.blogger.com/null Et pourquoi le muezzin éprouve- t- il tant le besoin de vociférer, alors que selon le Coran, il lui suffit de faire ouïr ce verset calmement à l'oreille ?
Cette exégèse fondée sur l'étymologie de ces dix mots du verset en question, nous aura également révélé autre chose, de bien plus important : La connaissance de l'hébreu est indispensable à la compréhension des versets du Coran.
Il faudrait même dire : La langue hébraïque est la "clé" du Coran !
David A. Belhassen


 

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MessagePosté le: Lun 19 Juin - 16:11 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen Répondre en citant

Allah et la compassion – David Belhassen
 
“Au nom d’Allah le clément, le compatissant”
En arabe :
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
Et sa transcription phonétique :
bism allah el rahman el rahim
Ce verset est connu comme étant la première ligne de la “Fatiha” (l’Ouverture) du Coran. Mais ces attributs d’Allah (“el rahman elrahim”), donc “le clément, le compatissant”, souvent traduit à tort par “le miséricordieux, le très miséricordieux”), sont scandés dans le Coran plus d’une centaine de fois, et en particulier à la fin de versets d’une violence inouïe.Tout d’abord, il faut savoir que la racine RHM des mots “rahman” et “rahim” vient d’une racine hébraïque biblique qui à l’origine signifie “matrice”. Dans la Bible, il y est sous-entendu que Yahweh compatit à ses créatures tout comme l’aurait fait une maman à l’égard de son bébé.
C’est pourquoi d’ailleurs André Shouraqui, dans sa traduction du Coran, a transcrit littéralement :“Au nom d’Allah le matriciant, le matriciel “.

Mais voici quelques exemples, parmi tant d’autres, qui prouvent ô combien Allah n’est point “matriciant et matriciel”, ni non plus “clément et compatissant”, ou “miséricordieux, très miséricordieux”.
Versets 36, 37, 38, 39, 40, de la sourate V en arabe avec leur traduction littérale en français, tels que les versets apparaissent dans le Coran, sans ponctuation et sans lettres capitales et majuscules :

إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ أَنَّ لَهُمْ مَا فِي الْأَرْضِ جَمِيعًا وَمِثْلَهُ مَعَهُ لِيَفْتَدُوا بِهِ مِنْ عَذَابِ يَوْمِ الْقِيَامَةِ مَا تُقُبِّلَ مِنْهُمْ وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ
certes ceux qui mécroient si à eux ce qui est sur le pays ensemble et comme lui pour s’en racheter du châtiment du jour du relèvement vous ne l’accepterez pas d’eux et pour eux un châtiment violent
{37} يُرِيدُونَ أَنْ يَخْرُجُوا مِنَ النَّارِ وَمَا هُمْ بِخَارِجِينَ مِنْهَا وَلَهُمْ عَذَابٌ مُقِيمٌ
ils voudront sortir de la flamme et ils n’en sortiront pas et à eux un châtiment stable

{38} وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا جَزَاءً بِمَا كَسَبَا نَكَالًا مِنَ اللَّهِ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ
et le voleur et la voleuse tranchez-leur les mains en rétribution à ce qu’ils ont acquis en exemple pour allah et allah est puissant sage

{39} فَمَنْ تَابَ مِنْ بَعْدِ ظُلْمِهِ وَأَصْلَحَ فَإِنَّ اللَّهَ يَتُوبُ عَلَيْهِ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ
et quiconque se repent après son obscurantisme et y réussit alors certes allah revient à lui certes allah est pardonneur compatissant

{40} أَلَمْ تَعْلَمْ أَنَّ اللَّهَ لَهُ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ يُعَذِّبُ مَنْ يَشَاءُ وَيَغْفِرُ لِمَنْ يَشَاءُ وَاللَّهُ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ
ne sais-tu pas que allah à lui le royaume des cieux et du pays il châtie qui il veut et pardonne à qui il veut et allah sur toute chose est fort

A la lecture de ces versets terrifiants, j’avais entrevu une lueur de compassion : Allah revient et pardonne au voleur et à la voleuse “qui se repent”, et surtout ne met pas à exécution la sentence de leur trancher la main après leur “repentance”.


Nenni ! En dépit de leur “repentance”, ils auront la main tranchée (et parfois même le pied) ! Toutes les “éminences” de la Shari’a s’accordent sur ce point.
Alors, en quoi Allah “revient”, “pardonne”, “compatit”, ou “est matriciel” envers le voleur et la voleuse qui se repent ?
Réponse des “éminences” de la Shari’a :
“Dans le monde futur après avoir été châtié dans le monde ici-bas”.
A part le fait que le “monde futur” ou “paradis” d’Allah, serait alors peuplé de manchots, d’estropiés, et de culs-de-jatte, ce châtiment contredit ce que dit la Torah de Moïse, et sur laquelle se fonde pourtant le Coran.
Car voici ce qu’enjoint la Torah :
Si un homme dérobe un bœuf ou un agneau, et qu’il l’égorge ou le vende, il restituera cinq bœufs pour le bœuf et quatre agneaux pour l’agneau. (Exode 22.1)
Et si ce qu’il a dérobé, bœuf, âne, ou agneau, se trouve encore en vie entre ses mains, il fera une restitution au double. (Exode, 22.4)
Selon la Torah de Moïse, il n’est donc nullement question d’amputer la main du voleur ou de la voleuse, mais uniquement de réparation pécuniaire relative au prix et à l’ampleur du vol !
Devant cette déviance et cette contradiction par rapport à la Torah, les “Eminences” de la Shari’a font alors appel aux Evangiles !
Ils prétendent que cette punition corporelle est héritée des Evangiles eux-mêmes qui ordonnent l’amputation de la main pour un vol. Et pour ce faire ils citent les Evangiles de Matthieu et de Marc :
(Matthieu, 5:30) : “Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.”

(Marc, 9:43-51) : “Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un oeil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point. Car tous par le feu seront salés. Le sel est bon ; mais si le sel devient sans sel, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres.”
Or, il est évident que ces versets des Évangiles n’ont pas de valeur juridique, mais éthique. Elles sont des paraboles sur ce qui est préférable : être handicapé dans la vie ici-bas, ou être pécheur devant Dieu. Et d’ailleurs, ces versets demandent au pécheur de se punir lui-même ! Et cela afin d’être le “sel de la terre” ! “Le sel de la terre” est une expression hébraïque biblique, et ne peut être interprété que de manière métaphorique !
Ces versets des Évangiles sont donc bien des allégories et non des ordonnances juridiques ou des sentences concrètes !
Ce qui n’est pas le cas dans le Coran qui définit la punition du voleur et de la voleuse comme “châtiment exemplaire”, et encore moins dans la Shari’a musulmane qui statut sur les modalités juridiques et applicables concrètement de cette mutilation !
Est-ce là la grande compassion “d’Allah le puissant” pour ses faibles créatures ?


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:13 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb/David Belhassen

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