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Sexe et Christianisme

 
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin - 16:58 (2016)    Sujet du message: Sexe et Christianisme Répondre en citant

  Sexe et Christianisme
Si Adam et Ève n'avaient pas commis le péché de désobéissance en mangeant le fruit qui leur avait été interdit par Dieu, les êtres humains procréeraient, selon le Christianisme, dans une " sainte joie " qui, en impliquant seulement l'esprit, permettrait à l'homme d'utiliser les organes reproducteurs sans réaliser le péché mortel de la concupiscence qui est intrinsèque dans le plaisir sexuel.

Comme preuve démontrant que céder aux tentations de la chair est cause de réprobation et de condamnation de la part de Dieu, les défenseurs de la morale chrétienne nous disent qu'Adam et Ève, pris par la honte tout de suite après avoir accompli l'acte, cachèrent leurs attributs génitaux avec une feuille de vigne. La conséquence de ce premier coït effectué par Adam et Ève en suivant la tentation du serpent fut le heurt entre le " bien ", qui imposait à l'homme de procréer en excluant toute recherche du plaisir, et le " mal " qui le poussait au contraire à jouir le plus possible des plaisirs de la chair.
L'Église, dès les débuts de sa fondation, a toujours été contraire à tout rapport sexuel. Elle ne concéda à ses adeptes le permis de s'épouser que lorsque, à la suite de la non-réalisation d'une prophétie qui annonçait comme imminente la fin du monde, elle fut obligée de reconnaître que l'interdiction de toute forme d'accouplement aurait amené l'extinction de l'espèce humaine.
Ainsi obligée de reconnaître le caractère indispensable de la fécondation, l'Église qui s'était adjugé le rôle d'authorité morale, autorisa les mariages à la condition que les époux se conforment de la manière la plus scrupuleuse aux lois de sa morale.

 
S. Agostino  
Teologo e padre della Chiesa (prendeva le idee al volo infilandole con la penna). 

S. Ambogio da Milano
Teologo e padre della Chiesa (falsificatore di Giuseppe Flavio - antichità giudaiche).
 
Une fois établies les règles de ce qui était licite et de ce qui ne l'était pas, l'Église s'assura de leur observation en imposant à ses adeptes de les déclarer à des contrôleurs qui , en qualité de confesseurs, décidaient au nom de Dieu quelle était la punition à donner sous forme de pénitences. Celles-ci variaient selon la gravité des péchés qui pouvaient être véniels ou mortels. Que la confession ait été l'arme parmi les plus efficaces du Christianisme pour construire son propre impérialisme, cela nous est confirmé par le fait que l'Église, en l'imposant aux rois et aux empereurs chrétiens, pouvait contrôler par le moyen de leur confesseur personnel toutes les décisions d'État.

S. Bonaventura da Bagnoregio (chiamato il Serafico)
Teologo e padre della Chiesa.
 

S. Tommaso D'Acquino (chiamato l'Angelico)
Teologo e padre della Chiesa
 
1. On ne commet pas de péché si les époux réalisent l'acte sexuel sans éprouver de plaisir (Casuistique)
C'est suite à ce précepte que les femmes, afin de ne pas accomplir le péché de concupiscence duquel elles devaient ensuite se confesser (très probablement y a-t-il toujours des femmes comme celles-ci), récitaient durant le coït : « Je ne le fais pas pour mon plaisir mais pour donner un fils à Dieu ».
2. Si durant le coït un des deux époux désire ardemment l'autre, celui-ci commet un péché mortel. (St. Jérôme – Théologien).
3. Les attouchements qui précèdent le coït, qui doivent être considérés comme péché véniel s'ils se limitent à de simples caresses, sont d'une gravité mortelle s'ils sont effectués avec des baisers sur les organes génitaux et sur la bouche. Et surtout s'il y a introduction de la langue. (Debreyne – Théologien).
4. Le coït entre mari et femme ne doit pas être pratiqué plus de quatre fois par mois. (Sanchez – Théologien).
5. Ce n'est pas péché si à un coït fait durant le jour suit un autre durant la nuit suivante.
(Saint Alphonse de Liguori – Théologien).

6. Ce n'est pas péché si un des deux époux se retire du coït avant d'émettre la semence. (Ceci car l'on croyait que la femme aussi produisait du liquide séminal). (Sanchez – Théologien).  
7. Étant donné que l'homme s'affaiblit avant, la femme commet péché si elle prétend à deux prestations consécutives. (Zacchie – Théologien). 8. Parmi les actes préliminaires du coït sont considérés véniels la pénétration du pénis dans la bouche et l'introduction d'un doigt dans l'anus de la femme. (Code ecclésiastique).
9. Commet un grave péché mortel l'homme qui mesure la longueur de son pénis. (Monsabré – Théologien).
10. La masturbation féminine, considérée vénielle si effectuée sur la partie externe du vagin, devient péché mortel si elle est pratiquée avec l'introduction des doigts ou de n'importe quel autre instrument. (Debreyne – Théologien).
11. Étant donné que se coucher sur le dos est contre nature, afin de ne pas commettre péché la femme doit effectuer le coït en montrant à l'homme sa partie postérieure. (Casuistique)
12. Quand une femme dit avoir été violée par le démon, afin de pouvoir en vérifier les effets, on doit effectuer une analyse approfondie sur elle en lui observant minutieusement le vagin et l'anus.

(Pour avoir une idée de comment étaient effectués ces contrôles par les pères inquisiteurs dans les couvents quand les religieuses étaient possédées par le démon, il suffit de citer ce qu'écrivirent certains témoins des faits: « Le vice des inquisiteurs se réalisait lors de cérémonies scandaleusement obscènes » (Margaret Murray). « La curiosité des juges était insatiable, ils voulaient tout connaître des rapports sexuels que les sœurs avaient eus avec le démon en entrant dans chaque petit détail » (Henry Lea). C'est une pratique qui se fait encore aujourd'hui dans les confessionnaux et Jacques Fines, chroniqueur de l'époque, dit dans ses écrits avoir vu les inquisiteurs mêmes violer les religieuses durant leurs vérifications. En pratique, les inquisiteurs remplaçaient les doigts par le membre.

13. Afin que le coït ne constitue pas péché, le sperme doit être laissé à l'intérieur du vagin après les lèvres de l'utérus (Ultra uteri labra). (Zacchie – Théologien).
14. Pour combattre la frigidité qui se démontrait cause du manque d'érection du pénis, si selon Sanchez il fallait faire célébrer trois messes, pour les autres théologiens c'était au contraire plus efficace d'avoir recours à l'exorcisme ou à la pratique de la communion.
15. Le coït anal ne constitue pas péché mortel s'il est conclu dans le vagin.(Sanchez – Théologien).
16. Les séminaristes et les jeunes prêtres commettent seulement péché véniel s'ils arrivent à l'éjaculation par le moyen de simples caresses. (Diagonales).
17. Contrairement à la pollution involontaire qui ne génère pas de faute, il faut considérer péché très grave la masturbation car celle-ci, selon à qui s'adresse la pensée, correspond à l'adultère, à l'inceste et au viol. La masturbation devient ensuite un horrible sacrilège si l'objet du désir est la Sainte Vierge Marie. (Sanchez – Théologien).
Il suffirait seulement de ceci, c'est-à-dire considérer le fait que les prêtres admettent que l'on puisse se masturber face à l'image de la Madone, pour comprendre à quels niveaux de perversion peut amener la morale chrétienne !
Pourquoi ne demandez-vous pas à votre curé laquelle de ces images il préfère ?  

Madonna dal collo lungo
Francesco Mazzola detto IL PARMIGIANINO
 

Madonna Jean Fouquet
Jean Fouquet
 

Madonna di Munch
Munch
 
  
Répression sexuelle de l'Eglise  
« Les hommes ont besoin au moins une fois par an de s'amuser pour décharger les instincts naturels qui ne peuvent être réprimés outre mesure. Comme les tonneaux, qui céderaient si de temps en temps on n'enlevait pas le bouchon pour décharger la pression, de la même façon ils éclateraient si en eux on faisait bouillir toujours et seulement la dévotion vers Dieu ».
(Extrait d'une lettre envoyée par Père Tillot en 1444 à la faculté de théologie de Paris).
 
Ces fêtes orgiaques voulues par l'Église afin de pouvoir décharger les propres adeptes de la pression qui s'accumulait en eux à cause de la répression sexuelle, continuèrent jusqu'en 1700 en assumant souvent un caractère extrêmement sacrilège, surtout quand elles étaient effectuées à l'intérieur des églises mêmes.
« À ces cérémonies, en plus de la population, participaient aussi les prêtres appartenant au clergé pauvre. Ces prêtres intervenaient seulement quand la cérémonie était commencée en se présentant, selon l'usage, en dansant et en chantant des vers obscènes et le plus souvent déguisés en femmes. Les rites religieux étaient parodiés en offrant à la place de l'hostie des boudins et en brûlant de vieilles chaussures au lieu de l'encens. Buvant sans retenue, ils se mélangeaient à la foule et parmi des rots et des vomissements ils montraient leur haine contre la répression ecclésiastique en faisant des imitations caricaturales de l'érotisme et en répétant les mouvements du coït et de la masturbation et, toujours au sein des déguisements, il y avait ceux qui montaient d'autres prêtres travestis en religieuses. Et du moment que lors de ces occasions tout était permis, de façon sacrilège ceux-ci s'exaltaient sexuellement lors de lentes danses ecclésiastiques qu'ils trouvaient plus excitantes si accompagnées par de lents chants mortuaires. C'étaient de vraies bacchanales lors desquelles, de la manière la plus explicite, le peuple réagissait contre la répression de la morale chrétienne en exaltant Satan.
Ces fêtes permises par l'Église, n'étaient pas une concession due à une simple tolérance, mais elles étaient voulues et encouragées afin de donner une libération calculée aux fermentations humaines ». (extrait de « JOURNAL POUR TOUS » DU 07/02/1863)
 
Mais la répression sexuelle qui était ainsi mitigée dans le monde religieux extérieur avec l'autorisation d'orgies collectives, produisit ses dommages dans ces lieux, je me réfère aux couvents, où l'on essaya, parce qu'aucun épanchement physique n'était permis, de satisfaire le sexe avec d'illusoires accouplements effectués par les religieux avec des partenaires spirituels : les sœurs avec Jésus-Christ et les moines avec la Vierge Marie. Ces pénitents, qui dans la nomenclature religieuse étaient appelés « mystiques », en s'engageant, grâce à une conviction dérivant du plagiat, à respecter dans la forme la plus absolue l'observance d'une morale qui base la perfection spirituelle dans le reniement de tout plaisir qui vient de la chair, en réalité n'étaient, comme ils le sont, que des exaltés qui croyaient pouvoir réprimer impunément les lois naturelles qui imposent la reproduction par le moyen de l'épanchement des instincts sexuels.
Le drame qu'ils vivent, causé par une perpétuelle abstinence accompagnée par de continuels sévices sur leur corps pour le châtier comme une source intarissable de concupiscence (sévices qui les rendent parfaits masochistes), produit en eux des états d'aliénation mentale qui si pour l'Église ce sont des « extases », pour la psychanalyse ce sont au contraire des hallucinations dérivant de « troubles psychiques de répression sexuelle ».
Le Docteur Caufeinon affirme que « la non satisfaction des besoins sexuels est une des causes les plus puissantes pour générer l'hystérie » et il ajoute à propos des couvents : « Si la vie claustrale favorise cette maladie nerveuse ce n'est pas seulement pour l'abstinence sexuelle mais aussi pour la prière incessante à laquelle les sœurs sont soumises, pour la vie contemplative et les continuelles prières auxquelles il faut ajouter l'excitation nerveuse donnée par la continuelle préoccupation des terribles punitions que leur réserve la justice divine pour leurs péchés ».
Les psychologues Dupré et Logre expliquent largement comment les extases ne sont rien d'autre que des névroses mystiques dues à des délires d'imagination et le Docteur Murisier dans son livre « Maladies du Sentiment Religieux » démontre comment « L'attachement des mystiques à Dieu, à Jésus-Christ et à la Vierge Marie, est imprégné d'un amour extrêmement sensuel ».
James Leuba, spécialisé en psychologie religieuse, accuse clairement l'Église d'être une constructrice de fous lorsqu'il affirme : « Les orgasmes que les Saints atteignent lors des accouplements avec les divinités, étant seulement imaginaires, laissent les sujets dans un éternel état d'insatisfaction sexuelle qui est à l'origine des délires névrotiques qui sont appelés extases ».
L'Abbé Jacques Gauden cite dans un des ses écrits : « Je connais un célèbre médecin spécialisé dans le soin des fous qui soigne ses malades, parmi lesquels nombreux sont les prêtres, en donnant à ceux-ci les plaisirs desquels ils avaient été privés ».
Ne pouvant éviter de telles néfastes conséquences par le moyen d'une directe intervention de la même façon qu'elle avait fait pour le peuple avec l'autorisation d'orges périodiques, l'Eglise a résolu toute accusation qui aurait pu être dirigée contre sa fausse morale en transformant la folie en sainteté.
Les rougeurs de la peau typiques des vierges, des veuves et de tous ceux qui sont obligés à une vie solitaire, ne sont que le premier symptôme d'une hystérie dérivant d'une insatisfaction sexuelle prolongée. Le drame, de nature psychophysique, s'extériorise à travers des inflammations cutanées qui peuvent être dirigées par la volonté sur les parties du corps sur lesquelles se concentre l'intérêt du sujet, comme dans le cas des ascètes qui, ayant comme but celui d'imiter Christ, désirent ardemment revivre les souffrances de la passion en concentrant leur pensée sur les blessures produites par la crucifixion.

Les rougeurs ne sont qu'une dilatation des veines due à une concentration sanguine qui, en plus de la douleur, peut causer des sorties de sang à la suite du déchirement des tissus. C'est le cas des blessures qui apparaissent dans les mains et dans les pieds des grands ascètes, desquels on peut porter comme exemple Padre Pio lequel affirmait que ses stigmates avaient été précédés par des taches rouges accompagnées par une forte douleur.
De nombreux exemples d'extériorisation de la volonté au travers de manifestations physiques se trouventons chez l'homme comme chez les animaux, dans les érections du membre quand elles sont causées par la pensée par exemple, ainsi que lors du phénomène épidermique qui détermine le mimétisme dans les animaux.  
Sexe et Érotisme au couvent 
Plus les règles imposées dans les communautés sont sévères d'autant plus la perversion tend à impliquer en masse leurs composants. Dans une alternance de parfums de fleurs et d'exhalations de soufre, entrant dans de vraies orgies collectives que l'Église, les attribuant à l'action des démons, résout avec ruse par le moyen d'exorcismes au lieu de les confier à la psychiatrie.  
Parmi l'infinité de cas reportés par les chroniques, nous citons comme premier exemple, afin de démontrer l'obscurantisme existant dans la religion chrétienne, le rapport signé par quatre évêques présents lors d'exorcismes effectués dans le couvent d'Auxonne : « Les religieuses vomissent d'épouvantables blasphèmes durant les saintes messes et les rites effectués pour les libérer de la possession diabolique. Leurs corps sont marqués par des signes d'une nature surnaturelle, faits par les démons. Les soeurs prennent durant les exorcismes des positions qui nécessiteraient une force surhumaine, comme se prosterner par terre avec la pointe du ventre alors que le corps courbé s'étend en l'air, ou bien pliées en cercle au point que la tête touche la pointe des pieds ». Et encore : « Dans le couvent de Nazareth à Cologne, les religieuses s'allongeaient par terre et, comme si elles avaient un homme sur elle, répétaient les mouvements du coït ».
Dans le couvent de la Louvière en Belgique, « Les orgies collectives se consommaient dans une alternance d'extases, durant lesquelles les soeurs invoquaient Jésus à genoux ; et des crises neurasthéniques lors desquelles elles offraient - leurs parties postérieures découvertes - au Démon qui sollicitait de les posséder ».  
Après nous être brièvement arrêtés sur ces délires psychiques dont l'Église s'est lavée de toute responsabilité pouvant surgir de son imposition à l'abstinence, les attribuant plutôt à l'action du Démon, passons maintenant en examen ceux qui, dans le comble d'une effronterie sans limites, ont transformé des crises épileptiques en extases sanctifiées. Sainte Marguerite Marie Alacoque, après avoir fait voeu de chasteté à l'age de quatre ans et après être entrée au couvent à huit, commence à avoir les premiers contacts extatiques avec Jésus, « son fiancé », à quinze ans.
De sa biographie :
1 « Quand j'étais face à Jésus je me consommais comme une bougie au contact amoureux que j'avais avec lui ».
2 « J'étais d'une nature si délicate que la moindre saleté me soulevait le coeur. Jésus me réprimanda si énergiquement pour ma faiblesse que je réagis contre elle avec une forte volonté : un jour je nettoyai avec ma langue le plancher sali par le vomissement d'une malade. J'éprouvai tant de délices lors de cette action que j'aurais souhaité avoir l'opportunité de pouvoir le faire tous les jours ». (Masochisme de délire hystérique)

3 « Une fois j'avais démontré une certaine répugnance au moment de servir une malade de dysenterie et Jésus me réprimanda si sévèrement que, afin de réparer, je me remplis la bouche des excréments de la malade ; je les aurais avalés si la Règle n'interdisait de manger hors des repas. » (Idem)
4 « Un jour que Jésus se posa sur moi de tout son poids, il répondit de cette façon à mes protestations : ‘'Laisse que je puisse user de toi selon mon plaisir car chaque chose doit être faite en son temps. Maintenant je veux que tu sois l'objet de mon amour, abandonnée à mes volontés, sans résistance de ta part, afin que je puisse jouir de toi.'' ». (Coït vécu physiquement par le moyen de l'imagination).
La répétition d'actes de masochisme alternés d'extases durant lesquelles Marie Alacoque vivait charnellement les accouplements avec Jésus, qu'elle appelait « mon fiancé », furent tellement fréquents qu'ils la rendent, d'après les psychologues, un classique cas d'érotomanie hystérique.
L'Église, profitant de la crédulité et de l'ignorance humaine, donna l'origine à l'apostolat du Sacré Coeur en se basant sur les affirmations d'une nymphomane dont les révélatrices extases ne sont rien d'autre que des crises cataleptiques provoquée par une dévastatrice répression sexuelle.
Et comme cela arrivait à d'autres saintes mystiques, la Madone apparaissait continuellement à Marguerite Alacoque.
5 « La sainte Vierge m'apparaissait souvent et me faisait des caresses inexplicables, tout en me promettant sa protection ».
Cette intromission de la Vierge Marie dans les rapports amoureux entre les saintes et Jésus trouve une justification dans leur besoin du consentement de la mère de celui qu'elles aimaient d'une façon clandestine - par leurs extases. La relation amoureuse, avec son caractère sexuel et donc coupable, leur donnait un complexe de culpabilité dont elles essayaient de se libérer, afin de pouvoir jouir pleinement des accouplements, non seulement en obtenant le consentement de la mère de leur amant mais aussi en le rendant public par grâce à leurs autobiographies. Ces biographies étaient leur catharsis, c'est-à-dire la libération d'un sentiment de culpabilité, qu'elles utiliseront comme une confession libératoire dans laquelle elles décrivent tous les détails de leurs orgasmes en en faisant ainsi de vrais traités de pornographie.

Sainte Marie de l'Incarnation, après avoir sollicité Jésus, son époux, à s'unir à elle par des paroles qui ont vraiment très peu de spiritualité : « Alors, mon amant adoré, quand est-ce que nous ferons cet accouplement ? », ainsi raconte-t-elle dans sa biographie ce qu'elle éprouvait dans l'hystérie de ses extases « Lors des ravissements il me semblait avoir, à l'intérieur de moi, des bras que je tendais pour embrasser celui que je désirais tant ».
 
Angelo che si accinge a trafiggere con il dardo Santa Teresa d'Avila (Bernini)  
  Sainte Guyon, ascète et pénitente, écrit que lors d'une extase Jésus l'avait portée dans un bois de cèdres où il y avait une chambre avec deux lits et, lui ayant demandé pour qui était le deuxième lit, il lui avait répondu : « L'un est pour toi, qui est mon épouse, et l'autre est pour ma mère », et se référant ensuite aux plaisirs sexuels qu'elle atteignait lors des extases, elle écrit encore dans son livre : « J'arrivais à posséder Jésus non pas de la façon que l'on entend "spirituelle" ou par la pensée, mais de façon si tangible que je sentais rééellement la participation physique de mon corps ».
Quand ensuite elle retournait à la normalité, si l'on peut dire, en retenant ce corps responsable de ses péchés, elle s'acharnait contre lui en s'infligeant les sévices les plus atroces : « Pour mortifier mon corps je léchais les crachats les plus dégoûtants … Je mettais des petites pierres dans les chaussures … Je me faisais enlever des dents même si elles étaient saines… »
De la biographie de Sainte Angèle de Foligno : « … Durant les extases c'était comme si j'étais possédée par un instrument qui me pénétrait et se retirait en me déchirant la chair…J'étais remplie d'amour et rassasiée d'une plénitude inestimable … Mes membres se brisaient et se cassaient de désir alors que je languissais, languissais, languissais … Ensuite, lorsque je revenais de ces ravissements d'amour, je me sentais si légère et satisfaite que j'aimais bien tout le monde, même les démons… ».(Très belle description de la tranquillité des sens qui suit l'orgasme !).
Sainte Angèle de Foligno était tellement consciente que les plaisirs qu'elle éprouvait durant l'extase étaient de nature sexuelle qu'elle-même déclare être la victime d'un « Vice que je n'ose pas nommer », un vice de concupiscence duquel elle essayait de se libérer en mettant « Des charbons ardents sur le vagin pour éteindre les ardeurs ».
Sainte Rose de Lima, afin de pouvoir vivre les plaisirs sexuels le plus librement possible de tout sens de culpabilité, comme si le fait de subir sa peine au préalable pouvait l'autoriser à commettre le délit, punissait son corps avant les extases par des sévices qui font frissonner : « Malgré le fait que le confesseur l'exhortait à ne pas exagérer, elle réussit à se donner cinq mille coups de fouet en quatre jours … »
Sainte Jeanne des Anges, ce fut elle qui, en tant que supérieure d'un couvent des Ursulines, transmit l'hystérie à toute la communauté avec ses extases répétées.
D'une chronique de ce temps-là : « Toutes les religieuses du couvent des Ursulines de Loudun, où était supérieure Mère Jeanne des Anges, se mirent à hurler, à baver, à se dévêtir en s'exhibant dans une complète nudité ».
Un certain Robbyns, chroniqueur de cette époque, présent lors d'une de ces crises collectives, dans la description qu'il effectua des faits, s'arrête sur un détail : « Soeur Clara tomba au sol et dans un état de transe absolu continua à se masturber en criant : « baisez-moi, baisez-moi… », jusqu'au moment où, ayant pris un crucifix, l'utilisa d'une façon que ma pudeur m'empêche de raconter ».
Chargé par l'évêché de pratiquer les exorcismes dans le couvent, un certain père confesseur nommé Surin, fut lui aussi très vite impliqué dans ces orgies. Il écrivit : « Ma langue dégustait Dieu comme lorsque je bois le vin muscat ou que je mange des abricots ». (Je ne crois pas qu'il faille des explications pour comprendre où celui-ci cherchait Dieu avec la langue !)
Père Surin fut remplacé par un autre prêtre exorciste appelé Ressés, lequel, résistant à toute tentation, réussit à libérer le couvent des démons. Comme preuve de l'exorcisme réussi, on prit l'interruption de grossesse de la même Jeanne des Anges, dont il prétendit l'avoir fait avorter en la libérant du démon avec de l'eau bénie.
Étant donné qu'elle affirma avoir été guérie par Saint Joseph qui lui était apparu pendant l'exorcisme, l'Église, prenant la balle au bond, réussit à transformer les orgies sexuelles du monastère de Loudun en manifestations édifiantes et en criant au miracle. Les bandelettes et les chiffons utilisés par Jeanne des Anges pour se soigner des blessures produites par les flagellations, transformés en objets bénis, furent utilisés pour soigner les malades qui commencèrent à affluer au couvent en pèlerinages organisés.
Considérée désormais une Sainte guérisseuse, Jeanne des Anges commença à parcourir la France pour guérir les infirmes et la renommée qu'elle obtint fut si grande que le Cardinal Richelieu lui-même l'invita afin de se faire soulager des fortes douleurs que lui provoquaient ses hémorroïdes. Dans une chronique de l'époque on affirme que parmi les nombreuses personnalités qui reçurent un avantage de cette Sainte Jeanne des Anges, il y eut aussi Anne d'Autriche qui, souffrant à cause d'un accouchement compliqué, se sentit soulagée en touchant un morceau de sa chemise. C'est ainsi que, en utilisant l'art de la mystification dont elle est maîtresse, l'Église réussit encore une fois à tirer l'eau de son moulin en transformant en sainteté une hystérie produite par la répression sexuelle.
Sainte Thérèse d'Avila est certainement l'une des plus représentatives de ce monde de nymphomanes réprimées qui remplissent le paradis des chrétiens. Elle pourrait représenter un exemple classique et devrait être citée dans les livres de sexologie pour démontrer les dégâts cérébraux que peut produire l'abstinence sexuelle.
De son autobiographie : « Mon mal était arrivé à un tel degré de gravité que j'étais toujours sur le point de m'évanouir. Je sentais un feu intérieur qui me brûlait … Ma langue était en lambeaux à force de la mordre ».
« Alors que le Christ me parlait, moi je contemplais la beauté extraordinaire de son humanité… J'éprouvais un plaisir si fort qu'il est impossible de pouvoir en éprouver de semblables en d'autres moments de la vie… »
" Durant les extases le corps perd tout mouvement, la respiration s'affaiblit, on émet seulement des soupirs et le plaisir arrive à intervalles… " (Parfaite description de l'orgasme!)
« Lors d'une extase m'apparut un ange tangible dans sa constitution charnelle et il était très beau; je voyais dans la main de cet ange un long dard ; il était en or et portait une pointe de feu à l'extrémité. L'ange me pénétra avec le dard jusqu'aux entrailles et quand il le retira, il me laissa toute brûlante d'amour pour Dieu …

La douleur de la blessure produite par le dard était tellement vive qu'elle m'arrachait de faibles soupirs, mais cet indicible martyr qui me faisait en même temps goûter les délices les plus suaves, n'était pas de souffrances corporelles même si le corps tout entier y participait …  
« J'étais en proie à une confusion intérieure qui me faisait vivre en une continuelle excitation au point que je n'osais l'interrompre pour demander de l'eau bénite, afin de ne pas troubler les autres religieuses qui auraient pu en comprendre l'origine … (Évident sens de culpabilité). « Notre Seigneur, mon époux, me procurait de tels excès de plaisir que je m'imposai de ne rien ajouter d'autre sinon de dire que tous mes sens étaient ravis … »(idem)
Ces extraits tirés des autobiographies de femmes portées à la folie par la répression sexuelle, que l'Église a converties en exemples édifiants, ne sont en réalité que la démonstration la plus évidente de la fausseté de la morale chrétienne.
L'être humain a besoin de sexe de même qu'il a besoin de nourriture. L'abstinence prolongée, comme la faim, génère des troubles mentaux qui portent l'homme vers des comportements souvent dangereux pour soi et pour les autres. Beaucoup des vices et des perversions qui se vérifient dans la société sont déterminés par des tabous qui empêchent le déroulement normal des lois naturelles. La Nature lorsqu'elle est contrariée, fera tôt ou tard valoir ses droits et d'une façon d'autant plus violente qu'implacable fut la répression qui effectuée contre elle.
Dans une société où le sexe est considéré comme un besoin physiologique et non pas comme une source de vices et de péché, toutes les perversions seraient réduites à néant - comme les violences physiques et les homicides à caractère sexuel - qui sont souvent engendrés par une haine envers la femme. Cette femme vue par l'homme comme responsable de leurs angoisse dérivées de la répression. Le sexe, qui dans une société dépourvue de tabous pourrait être motif de détente et de concorde, devient ainsi, dans un monde basé sur la frustration, motif de chantages, de haine et de rancunes.
Quel est celui qui durant l'agonie, se souvenant des souffrances endurées pendant la vie par la répression, n'est pas porté à maudire ce qui en fut la cause ?*
Repoussons, donc, alors que nous sommes encore à temps, tous ceux qui nous empêchent de profiter (toujours en respectant la liberté d'autrui) librement et complètement des joies du sexe, en nous souvenant que toutes les occasions laissées, en plus que de procurer l'inévitable regret qui tôt ou tard se présentera, par le simple fait de les avoir perdues, représentent un retard dans la réalisation des expériences dont nous avons besoin pour nous connaître et nous améliorer.  
Le fait de croire que la renonciation aux plaisirs de la chair nous rend dignes de récompenses après la mort n'est qu'une des nombreuses absurdités soutenues par le Christianisme pour imposer, par le plagiat, un impérialisme basé sur une fausse morale.
Lesbisme dans les couvents  
Le pourcentage de lesbiennes dans les couvents, bien que ce soit un fait auquel je ne me suis jamais intéressé, est supérieur à celui du monde laïque puisque ceux-ci, en plus de donner aux femmes gay la possibilité de fuir le mariage, leur offrent la possibilité de vivre dans un monde exclusivement féminin. Bien que l'Eglise, consciente de ce fait, essaie d'imposer des règles particulièrement sévères afin d'éviter tout contact physique entre les sœurs, les relations lesbiennes font partie intégrante de la vie du couvent.
Une preuve, s'il en était besoin, de ce que j'affirme nous vient du nombre croissant de religieuses gay qui laissent le couvent depuis qu'a commencé cette libération sexuelle qui permet les accouplements dans la vie laïque. Il suffit de lire les livres qui traitent ce thème comme « À L'INTÉRIEUR DU COUVENT » de deux ex-sœurs, Nancy Manahan et Rosemary Curb, où cinquante religieuses confessent leur vie sexuelle. Ce livre dont la lecture est rigoureusement réservée aux adultes, permet une autre approche de l'immoralité de la religion chrétienne qui réussit encore à s'imposer avec le plagiat de son obscurantisme.  
Extraits du livre « A L'INTÉRIEUR DU COUVENT » (Tullio Pironti Editore), tirés de deux interviews faites à deux ex-sœurs, Kewyn Lutton et Rosemary Curb: Première interview :
D : De quoi te souviens-tu à propos de ta sexualité ?
K : Je me souviens de m'être masturbée la première fois à dix ans.
D : Quand as-tu pensé de devenir religieuse ?
K : Lors de la troisième année de lycée je me convainquis que je voulais entrer au couvent pour vivre aux cotés d'autres femmes, éloignée des hommes. J'aurais résolu tout problème.
D : Étais-tu au courant des autres rapports sexuels qui avaient lieu au couvent ?
K : Non, mais j'eus certains doutes. Il y avait une enseignante qui me plaisait beaucoup. Une nuit je me sentais déprimée et seule … il était tard. elle vint dans ma cellule, nous nous embrassions en nous roulant sur le lit.

Deuxième interview : Rosemary Curb parle dans le bureau de Ginny Apuzzo, directrice exécutive de la National Gay Task Force :
" Ma vie au couvent fut douloureuse mais productive. Je ne réussirais pas à travailler pour les Gay si je n'avais pas appris à me concentrer. Moi j'appelle ça ma grâce. Mes discours publics n'ont pas d'élégance, et pourtant chaque fois que je me lève face au public un charisme bizarre se libère en demandant de nous unir et de lutter ensemble pour une vie meilleure.
Celle-ci est la vraie grâce. Ce n'est pas Dieu, ce n'est pas Marie et ce n'est pas même moi. C'est le pouvoir de la masse et sa volonté de transformation. La fierté des gay ne doit pas se transformer en la honte des gay. Quand nous demandons la suppression de toute forme de phobie contre les lesbo et les gay, nous portons avec nous un coup de vent d'air frais."

Ce livre est la démonstration irréfutable de combien lesbo, gay, masturbation et sexe font partie du quotidien des couvents.
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin - 16:58 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 2 Juil - 16:08 (2016)    Sujet du message: Sexe et Christianisme Répondre en citant

https://www.youtube.com/watch?v=j67CRvHEVvs




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MessagePosté le: Ven 8 Juil - 15:39 (2016)    Sujet du message: Sexe et Christianisme Répondre en citant

http://next.liberation.fr/livres/2016/04/12/boules-et-bulles_1445735

Boules et bulles
Par Catherine Mallaval — 12 avril 2016 à 19:21

Philippe Brenot et Laetitia Coryn retracent toute l’histoire de la sexualité humaine, de la préhistoire à nos jours.
Au cul, au cul… aucune hésitation. Voilà des années que Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue, directeur des enseignements de sexologie à l’université Paris-Descartes, rêvait de livrer une somme sur l’histoire de la sexualité, bien plus riche et complexe qu’une partie de jambes en l’air. Avec l’espoir de faire monter le niveau - très faible - de nos connaissances en la matière, même chez ceux qui s’occupent de nos corps. «C’est quand même incroyable que pendant les huit années de médecine, on consacre des centaines d’heures à la cardiologie, mais zéro heure à la sexualité», déplore-t-il.
Après deux ans d’intense labeur, voilà son ambition réalisée sous la forme d’une BD intitulée Sex Story, en librairies aujourd’hui. Soit plus de 200 pages de bulles qui pétillent d’humour et d’érudition, découpées et dessinées par la facétieuse Laetitia Coryn (collaboratrice, entre autres, de la revue AARG !) qui a joué du pinceau pendant plus d’un an. Le tout, des premières parties de crac-crac d’Homo habilis aux addictions au STL (sexe-très-libre), en passant par l’histoire de «M. la maudite» (la masturbation) ou le mariage d’amour apparu il y a un siècle seulement, se lit avec délice. Et étonnement.
Des exemples ? On frémit de découvrir le vibromasseur de Cléopâtre, en fait un cornet de papyrus rempli d’abeilles ; on se demande ce que l’on nous a enseigné à l’école quand on apprend que les ceintures de chasteté ne furent pas inventées au Moyen Age mais qu’elles pimentèrent les jeux sexuels des adeptes des maisons closes au XIXe ; on se délecte de la mythologie de l’Antiquité, et surtout de l’histoire de Clitoris, une très jeune fille, si petite que Zeus fut obligé de se transformer en fourmi pour lui faire l’amour. Elle dut apprécier, puisqu’on a donné son nom à cet organe féminin du plaisir…
Quelle histoire, le sexe ! C’est bien ce qui ressort de cette revigorante plongée… Sélection de quelques dessins commentés par les auteurs.
C’est qui le patron ?




La BD s’ouvre sur notre ancêtre Homo habilis, apparu il y a deux millions d’années. Madame commence à perdre ses poils et à avoir une chevelure, elle a de la poitrine (alors que les primates n’ont pas de seins), son sexe est intériorisé, planqué. Comme elle s’est relevée, son vagin a basculé vers l’avant, s’est allongé et approfondi. Son mâle, lui, a perdu son… os pénien. «On pense que cela est arrivé il y a entre 5 millions d’années et 100 000 ans, alors que tous les mammifères en ont un», commente Philippe Brenot. C’est grave, docteur ? «Cela s’explique sans doute par le fait qu’il a commencé à avoir une main habile. Et que cette main a facilité la pénétration. Un cheval, par exemple, a rudement besoin de cet os pénien directionnel pour faire ses affaires.» Ouf, d’autant plus que, même sans cet os, Homo est équipé du plus long et du plus gros pénis de tous les primates. La rencontre entre les deux sexes est-elle joyeuse ? «Nos cousines chimpanzés ont des périodes d’œstrus, de chaleur, avec des fesses roses pendant trois à quatre jours pour exciter les mâles. Elles ne les invitent à s’accoupler que durant ce laps de temps. Et peuvent se faire monter 50 à 100 fois par des mâles différents qu’elles ont choisis. Autant dire que la reconnaissance de paternité n’existe pas. La femelle Habilis, elle, peut faire l’amour tous les jours, et c’est sans doute l’une des innovations de la sexualité humaine.» La fête des femelles ? Euh… Pour Brenot, l’histoire de la sexualité humaine est d’emblée marquée par la domination masculine. «Chez les chimpanzés, il n’y a de violence qu’entre les femelles ou entre les mâles, mais pas entre les mâles et les femelles. Et il n’y a pas de domination des mâles. Un chimpanzé ne casse pas la gueule d’une femelle. Et le viol n’existe pas. La violence entre les sexes est un trait humain. Et je voulais enfoncer le clou dès le début», assure Brenot. «Philippe est un féministe, comme moi», complète Coryn.
Pédé ou homosexuel ?




«On perpétue l’idée que pendant la Grèce antique tous les hommes baisaient entre eux. Cette idée remonte au XIXe siècle. On la doit à l’avocat d’Oscar Wilde, qui fut traduit en justice par le père de son amant, un lord qui insista sur les pratiques supposées des Grecs. Je ne suis évidemment pas homophobe, et bien conscient que cette référence aux Grecs a contribué à dépasser l’homophobie. Mais historiquement, c’est faux», assure Brenot. A Athènes, et dans quelques autres cités grecques, il y avait bien une coutume, mais de pédérastie seulement. Et uniquement chez les aristocrates. Il s’agissait d’un rite d’initiation des enfants prépubères (avant l’apparition des poils). Un homme marié, un vrai citoyen, prenait un «éraste», un jeune homme donc, pour en faire un homme libre. Il était investi d’une mission culturelle et sexuelle. L’éraste devait notamment faire des fellations à son aîné, car on pensait à l’époque que le sperme était porteur de connaissances. Dès que le jeune homme devenait pubère, cette relation prenait fin. Les relations sexuelles entre hommes adultes étaient en revanche passibles de lapidation, comme à Rome. Le mot «homosexualité», en tout cas, n’est apparu qu’en 1869, inventé par le militant des droits de l’homme hongrois Karl-Maria Kertbeny, quand jusque-là on parlait de sodomites et d’invertis. Le mot «hétérosexuel», par opposition, a été inventé plus tard. Las, l’insulte «pédé» est restée.




Victoria,  une reine pas si victorienne




«La liste est longue, de ceux à qui l’on attribue des prouesses sexuelles. Henri IV, Napoléon… Il y a aussi eu ce surmâle de Victor Hugo, qui baisait tous les jours avec Juliette, son amoureuse, et avait aussi des maîtresses. Je vous épargne Casanova, un «collectionneur rapide», et préfère m’attarder sur Louis XV, qui a grandement profité du système de racolage organisé par la Pompadour, afin qu’il ne soit jamais en manque de jeunes maîtresses, de filles de joie et de libertines», raconte Philippe Brenot. Mais les prouesses sexuelles ne sont pas que masculines, insiste Laetitia Coryn en citant George Sand, cette «superwoman» qui collectionna les amants et lutta contre le mariage, «condition d’éternelle minorité». Mais le plus surprenant est sans doute le cas de la reine Victoria, bien moins pudibonde qu’on le suppute. Dans leurs appartements trône un grand tableau offert par la reine à son mari, où des nymphes dénudées se préparent au bain, épiées par un voyeur. L’histoire (la légende ?) raconte aussi qu’Albert, son époux, s’était fait faire un piercing génital (un anneau posé à travers l’urètre dans le gland) pour mieux retenir son sexe en cas d’érection intempestive, histoire de ne pas bander hors de la chambre à coucher, dans son pantalon moulant.
Sigmund, le stade banal ?








«Si Freud a été un révolutionnaire quand il a affirmé que les enfants ont une sexualité, il faut bien admettre que, contrairement à ce que l’on pense, il s’est peu intéressé au sujet», lance Philippe Brenot. Dans son œuvre, la sexualité se résume à trois essais. «Mais sinon, pas une ligne sur les fantasmes sexuels, l’érotisme, les rapports intersexes. Tout juste s’est-il demandé si la masturbation est un bien ou un mal en 1911. A se demander s’il n’était pas coincé, et je dis ça avec tout le respect qu’on lui doit», ajoute le psychiatre qui, dans sa BD, rend hommage à trois psychanalystes allemands, Magnus Hirschfeld, Iwan Bloch et Albert Moll, qui ont fondé à Berlin, en 1919, le premier institut d’études sexuelles. «Ils sont les pères de la sexologie moderne qui a contribué à la reconnaissance de l’homosexualité et à l’égalité juridique entre les sexes.»
Sex Story, la première histoire de la sexualité en BD de Philippe Brenot et Laetitia Coryn Les Arènes BD, 208 pp., 24,90 €.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:37 (2018)    Sujet du message: Sexe et Christianisme

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